Le mois de mars 2026 s'ouvre dans un climat d'incertitude marqué par le déclenchement du conflit en Iran le 28 février dernier. Entre le blocage du détroit d'Ormuz et les tensions géopolitiques exacerbées, la volatilité a fait son grand retour sur les marchés mondiaux. Si l'instinct pousse souvent à la réaction immédiate, l'histoire financière nous enseigne que la discipline et la méthode restent les meilleurs alliés de l'épargnant. Notre équipe de Gestion vous a préparé le guide de survie pour suivre sereinement vos investissements.
Face à la baisse des indices, trois règles d'or sont à garder en tête lorsque l'on gère son patrimoine sur le long terme :
1. Maintenir son profil de risque.
Un profil d'investissement se définit en fonction de vos projets de vie, de votre horizon de placement et de votre sensibilité au risque — et non selon l'humeur des marchés. Le biais d'action, cette tendance naturelle à vouloir « faire quelque chose » face au danger, nous pousse à réagir en cas de forte baisse. Mais modifier son profil en pleine correction, c'est prendre le risque de cristalliser des pertes et de rater le rebond lui suit souvent les phases de panique.
2. La force des versements programmés.
Ne stoppez pas vos investissements automatiques. C'est précisément lors de ces corrections que le mécanisme de lissage prend tout son sens : vous achetez plus d’actions à un prix inférieur, réduisant ainsi votre coût d'acquisition moyen.
3. Préserver son exposition aux actions.
Si la prudence est de mise, rester exposé au marché actions est essentiel pour capter le potentiel de rebond. Un apaisement des tensions, qu'il prenne la forme d'un cessez-le-feu, d'une médiation internationale ou d'une réouverture progressive du détroit d'Ormuz, pourrait déclencher une reprise rapide. Le risque de sortir complètement du marché est de rater ce rebond lorsqu'il interviendra.
Alors, il ne faut rien faire?
Grâce à la gestion pilotée, vous avez décidé de déléguer votre gestion à une équipe d'experts. Nous avons déjà pris des mesures concrètes dans votre allocation :
- Réduction du risque actions. Dans nos profils équilibrés (type P6), nous avons abaissé le poids des actions de 50 % à 45 %, au profit de la poche obligataire.
- Renforcement de l'exposition américaine. Nous avons accentué la surpondération des États-Unis au détriment de l'Europe. En tant qu'exportateurs nets d'énergie, les États-Unis subissent moins directement le choc pétrolier lié au conflit au Moyen-Orient que le Vieux Continent.
- Renforcement de la liquidité. Nous avons intégré un ETF monétaire très peu risqué au sein de la poche obligataire, ce qui permet de réduire notre sensibilité aux taux d'intérêt.
Le résultat :
L'épisode actuel illustre parfaitement l'importance d'une allocation diversifiée.
Entre la veille du déclenchement du conflit, le vendredi 27 février et jusqu'au vendredi 20 mars, les marchés européens ont été lourdement pénalisés : le CAC 40 a reculé de -10,7 % et le Stoxx 600 de -9,6 %. Grâce à notre stratégie de diversification géographique et sectorielle, notre Profil 10 (100 % actions) a mieux résisté avec un recul limité à -5,37 % (net de frais).
Cette résilience s'explique notamment par notre surpondération américaine. Sur la même période, le S&P 500 ne recule que de -5,4 % en dollars, confirmant le rôle de valeur refuge relative des actifs américains dans ce contexte. À noter : l'évolution du taux de change EUR/USD peut amplifier ou atténuer cette performance pour un investisseur en euros.
Nous restons extrêmement vigilants quant à l'évolution de la situation internationale et nous nous tenons prêts à réengager davantage de capital dès que des signaux d'apaisement apparaîtront. Nous continuerons à vous tenir informés de la suite des événements et de nos actions.
