Avec un encours de plus de 2000 milliards d’euros (près de 5 fois supérieur à celui du Livret A), l’assurance-vie est un poids lourd dans l’épargne des ménages.
Malheureusement, beaucoup d’épargnants ont un mauvais contrat d’assurance-vie. Ils épargnent beaucoup (le taux d’épargne est un des plus élevés en Europe) mais peu efficacement.
Voici comment choisir un bon contrat d’assurance-vie sur lequel épargner à long terme pour ses projets de vie !
Connaître les avantages réglementaires
Tout d’abord, sachez faire le tri dans les arguments commerciaux : certains avantages présentés par des sites et commerciaux sont réglementaires.
Vous les retrouverez sur tous les contrats car c’est la loi.
Notamment :
- la disponibilité sans blocage, quelle que soit l’ancienneté du contrat,
- la fiscalité avantageuse dès que le contrat fête son 8e anniversaire,
- la clause bénéficiaire, qui permet de transmettre avec une fiscalité très allégée,
- la flexibilité de la gestion : la plupart des contrats étant aujourd’hui multisupports, c’est à dire avec une palette de choix de placements, des plus sécurisés aux plus dynamiques.
Ce sont d’excellentes raisons de souscrire à une assurance-vie, mais vous retrouverez ces avantages partout.
Ces avantages ne permettent pas de départager les contrats. Alors, comment choisir une bonne assurance-vie pour épargner de façon sécurisée et performante ?
Checklist : Les caractéristiques d’un bon contrat d’assurance-vie (2026)
1. Une architecture claire (qui fait quoi)
☐ L’assureur est identifié, solide, et distinct du distributeur
☐ Le contrat n’est pas captif de produits “maison”
☐ Les rôles assureur / courtier / gérant sont explicitement définis
À éliminer : contrat opaque où distributeur et assureur se confondent sans responsabilité claire.
2. Des frais structurellement bas
☐ 0 % de frais d’entrée (hors conseil réellement personnalisé)
☐ Frais de gestion sur unités de compte ≤ 0,60–0,70 % côté assureur
☐ Unités de compte avec frais internes maîtrisés (ETF ≤ 0,30 %)
☐ Aucun mécanisme de rétrocessions incitant à surcharger les supports
À éliminer : contrat dont les frais cumulés dépassent 1 % par an sur les UC.
3. Des supports d’investissement de qualité
☐ Fonds en euros avec historique cohérent et lisible
☐ Accès à des ETF pour construire un cœur de portefeuille
☐ Architecture ouverte (pas uniquement des fonds “maison”)
☐ Possibilité d’arbitrer librement entre fonds € et UC
À éliminer : contrat sans ETF ou limité à des fonds actifs coûteux.
4. Transparence et pilotage
☐ Valorisation et allocation accessibles en continu
☐ Historique de performances détaillé et exploitable
☐ Informations claires sur les frais réellement prélevés
☐ Arbitrages traçables et compréhensibles
À éliminer : relevés trimestriels tardifs, reporting minimaliste.
5. Qualité du service et de la gestion
☐ Support client réactif et identifiable
☐ Processus simples (arbitrages, clauses, avances)
☐ En gestion pilotée :
- transparence des allocations passées
- frais clairement communiqués
- communication régulière et claire
À éliminer : gestion pilotée “gratuite” reposant sur des UC chargées en frais.
Voyons maintenant en détail chacun de ces éléments.
Comprendre le fonctionnement de l’assurance-vie : qui fait quoi ?
Choisir un contrat, c’est d’abord choisir une architecture.
Un contrat d’assurance-vie repose sur une architecture à plusieurs niveaux, où chaque acteur a un rôle strictement défini.
L’assureur est la brique centrale du dispositif. Il porte juridiquement le contrat, garantit la bonne exécution des engagements, assure la conservation des actifs, la sécurité des flux et la gestion du fonds en euros. Dans la majorité des cas, il reste invisible pour l’épargnant, mais c’est lui qui détient réellement les fonds.
Le courtier ou distributeur conçoit et commercialise le contrat. En lien avec l’assureur, il définit la structure tarifaire, sélectionne l’univers d’unités de compte, fixe les règles d’arbitrage et les conditions spécifiques du contrat. Deux contrats différents peuvent donc reposer sur le même assureur tout en offrant des frais, des supports et une qualité de pilotage très différents.
Le gérant, lorsqu’il existe, intervient uniquement sur la gestion financière. En gestion pilotée ou sous mandat, il prend les décisions d’allocation à la place de l’épargnant, dans un cadre prédéfini par le contrat.
En pratique, il existe des centaines de contrats d’assurance-vie en France, mais un nombre limité d’assureurs. Deux épargnants peuvent dépendre du même assureur tout en bénéficiant de conditions très différentes : le contrat fait la différence, pas l’enveloppe.
Voyons maintenant ce qui fait un BON contrat d’assurance-vie.
Des frais faibles (premier critère éliminatoire)
Pourquoi évoquer les frais en premier ? Car l’assurance-vie se conserve à long terme : les effets des frais se cumulent donc avec le temps.
Puisque les frais grignotent le capital ou amenuisent le rendement, il convient de les réduire au minimum pour faire fructifier au mieux votre épargne. N’oubliez pas que le rendement futur de votre assurance-vie n’est pas connu, mais les frais le sont.
Il existe plusieurs types de frais.
Les frais d’entrée sont généralement de 0% sur les contrats souscrits en ligne. Certains contrats, notamment ceux souscrits auprès d’un conseiller en gestion de patrimoine (CGP), peuvent avoir des frais d’entrée, ils forment alors une partie de la rémunération du conseiller, au titre de sa prestation de conseil. Ils sont négociables et ne sont payés qu’une fois (imputés directement sur la somme versée).
En 2026, les frais d’entrée ne se justifient que s’ils rémunèrent un vrai conseil personnalisé qui n’est pas facturé autrement (honoraires…).
Les frais sur unités de compte sont ceux qui pèsent le plus à long terme. Pour mémoire, les unités de compte sont les supports non garantis en capital d'un contrat d'assurance-vie.
Ils se composent de deux parties :
- les frais propres à l’assureur, au titre de la gestion administrative du contrat. Ils s’appliquent sur l’encours total du contrat. Ils sont prélevés mensuellement ou trimestriellement. C’est la partie visible des frais.
- et les frais des unités de compte elles-mêmes, propres à chaque support de placement que vous choisirez.
Par exemple, si vous choisissez d’investir sur un fonds d’investissement sur les actions technologiques, vous paierez le gérant du fonds en question. Ces frais sont invisibles car ils sont inclus dans la valeur de la part. S’ils sont trop élevés, ils pèseront sur la progression de votre placement. C’est un peu comme courir un marathon avec un sac à dos lesté : même si le gérant fait des bons choix, les frais auront tendance à pénaliser le rendement tout au long de la vie du contrat.
Qu’est-ce qui constitue un bon niveau de frais ?
- L’assureur facture en général entre 0,50 % et 1 % par an sur les unités de compte,
- Pour les unités de compte, l’éventail des tarifs pratiqués est très large : la borne basse se situe autour de 0,10% pour certains ETF (trackers), et la borne haute autour de 3 %, 4 %, voire 5% pour les fonds actions les plus chargés.
Au-delà de 1 % de frais cumulés annuels sur les UC de coeur de portefeuille (gestion de l’assureur + frais des unités de compte), le contrat est structurellement désavantagé.
Malheureusement, les fonds investis en actions ont des frais assez opaques, il faut parfois fouiller pour découvrir le montant des frais réellement facturés car seuls les frais fixes annuels sont mis en avant. Il peut exister des frais sur la performance positive, voire des scandaleuses commissions de mouvement (ce qui, évidemment, ne laisse plus grand-chose à l’investisseur).
Faites les bons choix dès le début, car il est très rare que les intermédiaires baissent spontanément les frais en cours de vie d’un contrat.
Un bon fonds en euros
En assurance-vie multisupport, vous pouvez répartir votre épargne sur deux grandes familles de placements :
- le fonds en euros, à vocation sécuritaire, mais au rendement modeste
- et des unités de compte, potentiellement plus rémunératrices mais non garanties en capital, car leur évolution dépend des marchés financiers.
Chaque versement peut être ventilé différemment, et vous pouvez toujours changer la répartition de votre assurance-vie en réalisant un arbitrage.
Qu’est-ce qu’un bon fonds en euros ? C’est un fonds qui a un bon historique de performance.
On rappelle souvent que les performances passées ne présagent pas des performances futures. C’est vrai, mais le fonds en euros est en effet un produit un peu particulier, puisque le taux est fixé a posteriori, selon le rendement du portefeuille de l’assureur, ses propres frais de gestion et ses choix commerciaux.
Dans ce contexte, les assureurs ont tendance à privilégier les contrats internet, dont les clients sont jugés plus difficiles et plus à même de mettre en concurrence que les clients qui ont souscrit en agence.
Enfin, certains fonds en euros proposent des offres promotionnelles régulières, cela peut être un point d’intérêt si vous envisagez plutôt la sécurité.
Une palette efficace d’unités de compte
La palette panel d’unités de compte disponibles dépend de la sélection réalisée par le courtier et l’assureur. Cette sélection peut évoluer dans le temps, au fil des changements de fonds (nouveaux fonds, fermetures, fusions…), mais aussi des référencements et déréférencements décidés par le courtier et l’assureur.
Les réseaux bancaires ou assurantiels proposent généralement uniquement des unités de compte adossés à des fonds maison (OPCVM, SICAV... gérés par la banque), ce qui crée un problème de conflit d’intérêt pointé du doigt par l’Autorité des Marchés Financiers, car le client devient captif dans l’écosystème de la banque ou de l’assureur.
Les contrats d’assurance-vie distribués sur internet et par des conseillers en gestion de patrimoine indépendants sont souvent en architecture ouverte, avec du choix en dehors des produits “maison”. Mais en matière d’unités de compte, il faut surtout regarder la qualité plutôt que la quantité. Ne vous laissez pas aveugler par une offre qui propose des milliers d’unités de compte si toutes sont chargées de frais ou peu performantes…
L’idéal est de privilégier les contrats d’assurance-vie qui référencent des ETF parmi leurs unités de compte. Ces fonds indiciels à très faibles frais permettent de répliquer des segments de marché entiers en une seule transaction avec des frais annuels très faibles.
C’est une diversification à moindre coût, et historiquement l’un des choix les plus efficaces et performants pour développer son épargne.
L'offre Yomoni parvient ainsi à faire mieux que 99% des fonds traditionnels à risque équivalent sur les 10 dernières années (source : Comparateur Y, du 01/09/2015 au 30/11/2025).
Selon votre profil patrimonial et vos préférences, vous pourrez être amené à choisir un contrat qui comporte des supports immobiliers, des fonds actifs, des placements plus exotiques (produits structurés, matières premières, cryptos…).
La transparence
Vous devez pouvoir suivre votre portefeuille en temps réel : valeur actuelle, répartition, historique de performance. C’est votre argent après tout !
Ça peut sembler évident, mais ce n’est pas le cas partout. Beaucoup d’acteurs se contentent encore d’un relevé trimestriel, envoyé en retard, avec peu de détails. En 2026, ce niveau de service n’est clairement plus acceptable…
Des options qui facilitent la vie
L’assurance-vie est un produit historique du paysage patrimonial des français mais l’innovation financière ne cesse de l’améliorer. Votre intermédiaire doit suivre le mouvement !
Voici quelques fonctionnalités qui, sans être des exigences, sont des petits plus :
- multicompartiment (pouvoir compartimenter un seul contrat d’assurance-vie afin de gérer plusieurs projets)
- avances rapides (pour récupérer sur une courte période une partie des sommes sans devoir réaliser un retrait)
- application en ligne
- etc.
Certains contrats en gestion libre proposent des options de type “sécurisation des plus-values”, “stop loss”, etc.
À moins d’avoir des besoins très spécifiques, ces options de gestion sont souvent inutiles, voire néfastes (surtout si elles sont payantes !). Elles conduisent à l’hyperactivité et empêchent de garder une vision à long terme. Pour réussir ses investissements, il faut surtout être régulier, idéalement investir progressivement (ce qui est faisable sur tous les contrats) et garder le cap indépendamment des mouvements de marché.
Un support client réactif
Le courtier et l’assureur seront vos interlocuteurs à des moments clés de votre vie.
Changement d’adresse, changement de clause bénéficiaire, demande de conseil… Ils auront aussi à intervenir en cas de décès, pour transmettre le patrimoine aux personnes que vous avez désignées.
Il est essentiel qu’ils soient réactifs : le courtier, qui est votre interlocuteur au quotidien, doit répondre efficacement à vos demandes, et, le cas échéant, obtenir la meilleure qualité de service de la part de l'assureur.
Certes, il est difficile de se faire un avis sur la qualité d'un service sans l’avoir testé. Les témoignages sur internet pourront vous donner une première idée.
Vous constaterez que les clients de contrats d’assurance-vie “internet” semblent généralement plus satisfaits que ceux des réseaux bancaires ou d’assurance, pour lesquels assureur et distributeur font partie de la même maison.
Si vous souhaitez déléguer, un bon pilote
Enfin, vous pouvez opter pour plusieurs modes de gestion, notamment :
- la gestion libre, dans laquelle vous composez votre portefeuille en indépendance à partir des supports (fonds en euros et unités de compte) proposés, puis le gérez au fil du temps via des arbitrages
- la gestion pilotée (ou gestion déléguée), dans laquelle vous confiez la gestion à une société spécialisée, qui, après étude de votre profil, s’occupe de tout pour vous.
Voici des bons critères pour la gestion pilotée :
- transparence : à la fois sur les positions actuelles que sur le passé. Vous devez connaître ce que contient votre assurance-vie à un instant donné, savoir pourquoi le gérant a fait ces choix, et les historiques d’allocation et de performances
- bonnes performances. Les performances passées ne présagent pas des performances futures car elles dépendent des marchés financiers. Néanmoins, un gérant qui utilise systématiquement des produits très lourds en frais aura tendance à être tiré vers le bas, même si ses choix sont judicieux.
- bonne communication : l’un des aspects souvent sous-estimé est la capacité d’un gérant à vous aider à tenir le cap, notamment lorsque les marchés sont volatils. En effet, l’une des causes majeures de contre-performance des épargnants n’est pas liée aux marchés financiers, mais à leur comportement lors des périodes de turbulences.
La gestion pilotée prélève des frais de gestion, qui s’ajoutent à ceux du contrat et à ceux des instruments utilisés.
Méfiez-vous des gestions pilotées présentées comme « gratuites ». L’absence de frais visibles ne signifie pas absence de rémunération : celle-ci est simplement déplacée vers les unités de compte.
Les gérants ont alors un biais structurel en faveur de supports plus chargés en frais, dont une partie leur est rétrocédée. Le coût existe : il est simplement moins lisible… et généralement supérieur à une gestion transparente !
Lorsqu’une gestion est annoncée comme gratuite, la question n’est pas si vous payez, mais où et comment.
Si vous optez pour une gestion pilotée, souscrivez un contrat qui ne propose que la gestion pilotée. En effet, la gestion pilotée proposée sur un contrat trop généraliste (par exemple celui d’une banque) est souvent moins transparente et plus coûteuse.
Comment le contrat d’assurance-vie Yomoni Vie répond à ces critères
Le contrat Yomoni Vie est majoritairement proposé en gestion pilotée.
| Nom du contrat | Yomoni Vie |
|---|---|
| Assureur | Suravenir (filiale du Crédit Mutuel) |
| Frais d’entrée | 0% |
| Frais d’arbitrage | 0% |
| Frais prélevés par l’assureur | 0,60% par an |
| Frais prélevés par Yomoni au titre de la gestion | 0 – 0,70% par an (selon la part d’UC) |
| Frais au titre des unités de compte sélectionnées | 0,10% – 0,30% par an |
| Innovations récentes | Multicompartiment, accès aux produits structurés, au Private Equity… |
| Transparence | Transparence totale : toutes les performances de tous les profils sont publiques (voir) |
| Avis des clients |
Trustpilot 4,8/5 Google 4,4/5 (janv. 2026 - voir les avis sur Yomoni) |
L’offre de Yomoni s’adresse à des épargnants long terme, qui acceptent une gestion indicielle disciplinée et ne veulent pas gérer eux-mêmes leurs allocations.
Ce contrat est cependant moins adapté aux investisseurs autonomes et actifs.
Investir comporte des risques, notamment de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
