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Perspectives & actualités : 05 au 09 janvier 2026

Perspectives & actualités : 05 au 09 janvier 2026

Chaque lundi, notre équipe de Gestion analyse et commente les marchés financiers. Quelle est la situation sur la semaine passée ? Quelles actualités faut-il retenir?

Source : @Bloombeg LP

Macroéconomie 🔎

  • Aux États-Unis, le marché de l’emploi manque de dynamisme. Les créations d’emplois non agricoles de l’ADP pour le mois de décembre ont été publiées sous les attentes, à 41 000 contre 49 000 attendues. De même, le rapport JOLTS de novembre déçoit, avec 7,146 millions d’offres contre 7,61 millions attendues et 7,449 millions en octobre. Les créations d’emplois dans le secteur non agricole déçoivent également (50 000 contre 66 000 attendues). En revanche, le taux de chômage recule à 4,4 % (4,5 % attendu), le niveau de novembre ayant été révisé à 4,5 %.
  • L’ISM manufacturier de décembre recule légèrement à 47,9 (48,3 attendu ; 48,2 en novembre). L’industrie américaine évolue en zone de contraction (sous 50) depuis février 2025, et ce niveau est l’un des plus bas depuis lors. À l’inverse, l’ISM non manufacturier surprend très positivement à 54,4 (52,2 attendu ; 52,6 en novembre), un plus haut depuis octobre 2024. Le GDPNow de la Fed d’Atlanta a fortement progressé, de 2,7 % à 5,1 % en fin de semaine, porté par une amélioration du commerce extérieur : le déficit commercial américain a touché son plus bas depuis 2009. L’indice Michigan de confiance des consommateurs ressort à 54 (52,9 le mois dernier ; 53,5 attendu). Les anticipations d’inflation se tendent légèrement, à 4,2 % à un an et 3,4 % à cinq ans.
  • En zone euro, comme prévu, l’inflation de décembre s’établit en légère baisse, exactement à la cible de 2 %. L’inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation) diminue également, à 2,3 % alors qu’elle était attendue stable. Le taux de chômage de novembre recule à 6,3 % (6,4 % attendu). Les ventes au détail progressent de 0,2 % en novembre (0,1 % attendu). Le PMI des services est plus bas qu’attendu (52,4 vs 52,6 ; 53,6 en novembre). À noter la performance de l’Espagne, dont le PMI services ressort à 57,1 (54,8 attendu ; 55,6 en novembre). L’indice PMI composite recule également plus qu’anticipé, à 51,5 (51,9 attendu ; 52,8 en novembre).

Banques centrales 💰

  • Côté Fed, Stephen Miran, dont le mandat s’achève fin janvier, estime que les taux directeurs devraient baisser d’environ 1,5 % cette année. Il anticipe une inflation sous-jacente proche de 2,3 %, donc voisine de la cible, tandis que le marché du travail nécessiterait un soutien. À noter que le secrétaire au Trésor Scott Bessent s’est également déclaré favorable à des baisses de taux pour soutenir la croissance. La prochaine réunion de politique monétaire se tiendra le 28 janvier et le marché attribue à ce stade une probabilité supérieure à 95 % à un statu quo.
  • Du côté de la BCE, la réunion se tiendra le 4 février et un statu quo est là aussi largement privilégié (probabilité proche de 97 %). Par exemple, Álvaro Santos Pereira, gouverneur de la Banque du Portugal et membre du Conseil des gouverneurs, a rappelé jeudi que la politique monétaire « fait son travail » et qu’il n’y a pas lieu de bouger les taux tant que l’inflation reste proche de 2 %. Selon lui, l’effort pour soutenir la croissance relève surtout des politiques publiques et des réformes.
  • À la Banque du Japon, le gouverneur Kazuo Ueda a réaffirmé son intention de poursuivre la normalisation des taux. La banque souligne la dynamique des hausses de salaires et alerte sur les difficultés d’adaptation possibles pour les PME. Prochaine réunion de politique monétaire les 22–23 janvier.

Performances 📊

  • En euros, les actions internationales progressent fortement sur la semaine de +2,4 % (+1,5 % en devises locales). Les actions japonaises gagnent +3,1 % (en euros), suivies par les marchés émergents (+2,5 %, en euros). Les actions américaines évoluent en ligne avec l’indice mondial (+2,4 %, en euros), tout comme les actions de la zone euro (+2,3 %). À noter, les actions d’Amérique latine progressent de +4,6 % en euros (+3,7 % en devises locales).
    Au niveau sectoriel, la consommation discrétionnaire avance de +5,2 %, devant les matériaux (+5,0 %) et l’industrie (+3,9 %). Les secteurs les moins bien orientés restent toutefois positifs : technologie (+1,2 %), énergie (+1,1 %) et services aux collectivités (+0,4 %).
  • Sur le marché obligataire, les taux baissent légèrement aux États-Unis : le 10 ans recule de 4,19 % à 4,17 %. En Allemagne, le Bund 10 ans fléchit de 7 pb (de 2,90 % à 2,83 %). Le CMS 10 ans suit le mouvement (de 2,97 % à 2,88 %, soit –9 pb). Le spread OAT–Bund demeure stable à 70 pb. Cet indicateur sera à surveiller la semaine prochaine, sur fond de menaces de dissolution en réponse aux motions de censure évoquées après l’adoption à l’échelle européenne des accords du Mercosur.
  • Du côté des matières premières, le pétrole progresse de +4,26 % et l’or de +3,96 %. 
  • Sur le marché des changes, le dollar se raffermit : l’euro perd pratiquement une figure, passant de 1,1720 à 1,1638 sur la semaine.

À suivre cette semaine 💡

  • Aux États-Unis, le marché pourra affiner sa lecture du couple croissance/inflation avec l’IPC mardi, puis les ventes au détail et l’IPP mercredi. Les investisseurs seront également attentifs à la publication du Beige Book. En seconde ligne, les enquêtes régionales (Empire State, Philly Fed) et la production industrielle aideront à jauger la vigueur du cycle.
     
  • En zone euro, le duo production industrielle / balance commerciale sera scruté pour affiner les anticipations de politique monétaire. Il ne faudra pas oublier le Bulletin économique de la BCE, utile pour éclairer le discours public à l’aune de l’analyse interne sur l’inflation, les salaires et les conditions financières. Nous prendrons aussi connaissance de l’inflation allemande.
  • En Chine, la publication clé portera sur le commerce extérieur (exportations/importations et solde), baromètre de la demande mondiale et des chaînes d’approvisionnement, avec un impact potentiel sur le sentiment risk-on/risk-off, les devises cycliques et certains secteurs (matières premières, industriels, semi-conducteurs). Le détail des importations (matières premières, composants) est souvent aussi instructif que le solde lui-même, car il renseigne sur la demande domestique et l’intensité du restockage.

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