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Perspectives & actualités : 16 au 20 mars 2026

Perspectives & actualités : 16 au 20 mars 2026

Chaque lundi, notre équipe de Gestion analyse et commente les marchés financiers. Quelle est la situation sur la semaine passée ? Quelles actualités faut-il retenir?

Source : @Bloombeg LP

Macroéconomie 🔎

  • Aux Etats-Unis, la production industrielle ralentit en février mais résiste mieux qu'attendu, avec une progression de +0,2% contre +0,1% anticipé et +0,7% en janvier. En revanche, les prix à la production accélèrent nettement : le PPI passe de +0,5% en janvier à +0,7% en février, alors que le consensus tablait sur un net ralentissement à +0,3%.
  • Comme attendu, les commandes à l'industrie de janvier progressent modestement de +0,1% après une contraction de -0,4% en décembre. La bonne surprise vient de l'indice manufacturier de la Fed de Philadelphie pour mars, qui bondit de 16,3 à 18,1, là où les économistes anticipaient un repli marqué à 8,3.
  • Le marché immobilier envoie des signaux contrastés. Si le nombre de permis de construire en janvier baisse moins que prévu, les ventes de logements neufs déçoivent franchement, passant de 712 000 en décembre à seulement 587 000 en janvier.
  • L'estimation du GDPNow de la Fed d'Atlanta pour le premier trimestre reflue de 2,7% à 2,3%.
  • En zone euro, pas de surprise sur le front de l'inflation. Comme attendu, elle remonte à 1,9% en février contre 1,7% en janvier. L'inflation sous-jacente s'inscrit également en ligne avec les attentes, à 2,4% contre 2,2% en janvier. Les salaires dans la zone euro ont augmenté de 3% au quatrième trimestre, conformément aux prévisions.
  • La balance commerciale de la zone euro bascule en revanche en territoire négatif, passant d'un excédent de 11,2 milliards d'euros à un déficit de 1,9 milliard d'euros, un retournement notable.
  • En Allemagne, l'indice ZEW du sentiment économique s'effondre en mars, basculant de 58,3 à -0,5, alors que le consensus l'attendait encore à 39. Un retournement spectaculaire qui reflète le choc de confiance provoqué par le conflit en Iran et la flambée des prix de l'énergie.
  • Au Royaume-Uni, le taux de chômage en janvier reste stable à 5,2%, légèrement sous les 5,3% attendus. Le salaire moyen, bonus compris, progresse de 3,9%, en ligne avec les attentes.
  • En Chine, la production industrielle chinoise surprend favorablement en février, à +6,3% en glissement annuel contre +5,3% attendu et +5,2% en janvier. En revanche, le taux de chômage remonte de 5,1% à 5,3%, un signal de fragilité du marché du travail qui tempère l'optimisme.

Banques centrales 💰

  • La Fed a décidé, comme attendu, de maintenir ses taux directeurs inchangés dans la fourchette de 3,50% à 3,75%, par 11 voix contre 1. Seul Stephen Miran a voté en faveur d'une baisse de 25 points de base, alors que Christopher Waller, qui avait plaidé pour un assouplissement lors de la réunion précédente, a cette fois voté pour le statu quo.
  • Pour Jerome Powell, il est encore trop tôt pour mesurer l'impact que pourrait avoir la guerre en Iran sur la croissance et l'inflation. La Fed a néanmoins révisé ses projections de croissance légèrement à la hausse pour 2026 (2,4%), 2027 (2,3%) et 2028 (2,1%). En revanche, les prévisions d'inflation ont été relevées : le FOMC anticipe désormais un PCE à 2,7% fin 2026, contre 2,5% dans les projections de décembre. Globalement, les banquiers centraux continuent d'anticiper une seule baisse de taux de 25 points de base en 2026 et une autre en 2027.
  • La BCE a également, comme anticipé, conservé son attitude prudente et maintenu ses taux directeurs inchangés (taux de dépôt à 2%, taux de refinancement à 2,15%). Christine Lagarde a reconnu que le conflit en Iran faisait désormais peser un risque haussier sur l'inflation. L'institution a d'ailleurs sensiblement révisé ses prévisions : l'inflation est désormais attendue à 2,6% pour 2026, contre 1,9% dans les projections de décembre, une révision considérable de 70 points de base. Les prévisions de croissance ont en revanche été révisées en baisse, à 0,9% pour 2026.
  • Néanmoins, consciente que la hausse des prix de l'énergie pèse aussi sur la croissance en réduisant la consommation et l'investissement, la BCE préfère ne pas se précipiter et a souligné être « bien positionnée pour naviguer dans cette incertitude » et disposer de tous les outils nécessaires pour réagir si la situation l'exige.
  • De leur côté, la Banque du Japon et la Banque d'Angleterre ont laissé, comme attendu, leurs taux inchangés à respectivement 0,75% et 3,75%. Dans les deux cas, la prudence est de mise face à l'incertitude géopolitique et à ses conséquences potentielles sur l'inflation et la croissance.

  Performances 📊

  • Semaine difficile sur les marchés actions. En euros, les actions internationales reculent de -2,7% (-1,8% en devises locales). Les marchés émergents résistent relativement mieux avec une baisse limitée à -1,3% en euros, suivis par les actions japonaises à -1,4%. Les actions américaines cèdent -2,8% en euros (-1,9% en devises locales), mais c'est la zone euro qui accuse la plus forte baisse hebdomadaire avec -3,6%, sanctionnée par la dépendance européenne aux importations d'énergie.
  • Sur le plan sectoriel (performances en euros), l'énergie poursuit logiquement sa trajectoire haussière (+2,3%). Les valeurs financières limitent la casse (-1,1%), suivies par les télécoms (-2,6%). Les trois secteurs les plus pénalisés sont les matériaux (-6,6%), les services aux collectivités (-5,3%) et la consommation courante (-5,1%).
  • La tension sur les taux longs a repris vendredi avec une hausse assez marquée. Sur la semaine, le 10 ans américain passe de 4,29% à 4,39%. En Europe, le mouvement est plus modéré : le 10 ans allemand grimpe de 2,98% à 3,04% et le CMS 10 ans de 3,01% à 3,07%. Les taux courts réagissent également avec vigueur : le 2 ans américain s'adjuge 16 points de base, passant de 3,73% à 3,89%. Le spread OAT-Bund reste relativement stable à 71 points de base.
  • Le pétrole reste très nerveux. Il termine la semaine aux alentours de 112 dollars le baril après avoir de nouveau touché un plus haut proche de 120 dollars, affichant une hausse d'environ 10% sur la semaine. L'or, en revanche, subit un net décrochage et perd environ 10% sur la semaine — un mouvement inhabituel qui reflète probablement des liquidations forcées et un besoin de cash sur les marchés.
  • Sur le marché des changes, l'euro se redresse face au dollar sur la semaine, la paire EUR/USD passant de 1,1416 à 1,1571.
  • Du côté des matières premières, le pétrole connaît une semaine en montagnes russes. Après avoir flirté avec les 120 dollars le baril lundi, le cours reflue avant de rebondir et de terminer la semaine au-dessus de 100 dollars, en hausse de plus de 10% sur cinq séances. L'or, en revanche, poursuit son repli et cède près de 2%.
  • Enfin, sur le marché des changes, le dollar poursuit son redressement et s'apprécie de 1,7% face à l'euro. La paire EUR/USD perd deux « figures », passant de 1,1618 à 1,1416.

À suivre cette semaine 💡

  • Sur le front macroéconomique, la semaine sera marquée par les indices PMI prévisionnels aux États-Unis et en zone euro.
  • Aux États-Unis, nous surveillerons également les dépenses de construction de janvier (attendues en légère hausse de +0,1%) ainsi que les indices du Michigan, avec en particulier les anticipations d'inflation et l'indice de confiance des consommateurs.
  • En zone euro, les PMI prévisionnels sont attendus en repli. Si l'indice manufacturier est anticipé sous le seuil de 50, donc en zone de contraction , les PMI des services et l'indice composite devraient néanmoins rester en territoire d'expansion. En Allemagne, l'IFO du climat des affaires de mars est attendu en baisse à 86,3 contre 88,6 en février.
  • Au Royaume-Uni, l'inflation est attendue stable à 3% pour février. Nous suivrons également l'évolution des ventes au détail.
  • Enfin, au Japon, l'inflation de février est attendue en repli à 1,7% après 2% en janvier.

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