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Perspectives & actualités : 26 au 30 janvier 2026

Perspectives & actualités : 26 au 30 janvier 2026

Chaque lundi, notre équipe de Gestion analyse et commente les marchés financiers. Quelle est la situation sur la semaine passée ? Quelles actualités faut-il retenir?

Source : @Bloombeg LP

Macroéconomie 🔎

  • Aux États-Unis, les commandes de biens durables prévisionnelles pour novembre ont surpris positivement : la composante « core » progresse de 0,5 %, et surtout l’agrégat global bondit de 5,3 % contre 3,1 % attendu. 
  • Le GDPNow de la Fed d’Atlanta recule, lui, de 5,4 % à 4,2 %.
  • La confiance des consommateurs du Conference Board pour janvier s’effondre à 84,5 contre 90,6 attendu et 94,2 en décembre, pénalisé par des craintes sur l’emploi.
  • La balance commerciale de novembre se dégrade nettement, le déficit passant de 29,2 Md$ à 56,8 Md$ contre 43,4 Md$ estimés, sous l’effet conjugué d’importations en hausse et d’exportations en baisse. À l’inverse, les commandes à l’industrie progressent au-delà des attentes (+2,7 % vs +1,7 %).
  • En Allemagne, l’indice IFO du climat des affaires de janvier déçoit en restant stable à 87,6 (vs 88,3 attendu). Le PIB prévisionnel T4 français ressort à +1,1 %  contre +1,2 % attendu), tandis qu’en Allemagne il surprend légèrement à la hausse (+0,3 % vs +0,2 %). Au total, en zone euro, la croissance prévisionnelle s’établit à 1,3 % (vs 1,2 % estimé initialement) et le taux de chômage de décembre recule à 6,2 % (vs 6,3 % attendu).
  • Au Japon, l’inflation ralentit en janvier à 1,4 % (après 1,5 %), et l’inflation « core » à 2,0 % (contre 2,2 % attendu et 2,3 % en décembre). La production industrielle prévisionnelle se contracte moins que prévu (–0,1 % entre –0,4 % et –2,7 % en novembre). Le chômage de décembre reste stable à 2,6 %. En revanche, les ventes au détail reculent de –0,9 % (contre +0,7 % attendu ; +1,1 % en novembre).

Résultats d'entreprises 📈

  • LVMH publie des résultats en baisse pour la deuxième année consécutive mais un chiffre d’affaires supérieur aux attentes. La maîtrise des coûts, dans un contexte de droits de douane plus élevés et de faiblesse du dollar, est saluée ; le groupe demeure prudent, quand le consensus table plutôt sur un rebond du luxe en 2026.
  • Boeing dépasse les attentes mais est sanctionnée en Bourse : dans un environnement de forte demande, la fragilité des chaînes d’approvisionnement impose des dépenses supplémentaires pour soutenir le rythme de livraisons.
  • Microsoft bat le consensus mais subit une correction, la croissance du cloud étant jugée insuffisant, non par manque de demande, mais par pénurie de puces qui bride l’activité, tandis que les capex accélèrent.
  • Meta publie d’excellents résultats dopés par la publicité. Les investissements IA restent en forte hausse, mais la direction se dit confiante dans sa capacité à préserver les marges.
  • Tesla affiche un bénéfice en baisse mais un BPA supérieur aux attentes ; l’entreprise intensifie ses investissements en IA et robotique (dont les robotaxis).
  • ASML rassure d’abord le marché sur la thématique IA avec des chiffres solides et un relèvement des perspectives 2026, avant un retournement de son cours.
  • Apple publie des résultats record, au-dessus des attentes, portés par des ventes d’iPhone 17 qualifiées de « stupéfiantes » par la direction, et par un net redressement des revenus en Chine. Sa stratégie IA demeure plus progressive que celle des autres « Magnifiques ».

Banques centrales 💰

  • Comme attendu, la Fed a laissé ses taux directeurs inchangés à 3,75 %. Selon Jérôme Powell, l’économie américaine reste sur des rythmes de croissance élevés ; l’inflation demeure élevée du côté des biens (notamment sous l’effet des droits de douane), tandis que la désinflation se poursuit dans les services ; enfin, le taux de chômage semble se stabiliser malgré des offres d’emploi faibles.
  • Donald Trump a annoncé qu’il proposerait Kevin Warsh pour succéder à Jérôme Powell. Profil expérimenté, Warsh a la réputation d’être un « faucon », c’est-à-dire plus enclin à privilégier la lutte contre l’inflation et donc à monter les taux. Il s’est néanmoins publiquement prononcé l’an dernier en faveur de taux plus bas, tout en défendant la poursuite de la réduction du bilan de la Fed. Sa possible nomination a, semble-t-il, rassuré les marchés : le dollar s’est repris et les métaux précieux ont nettement reculé.
  • La Banque centrale européenne se réunira cette semaine ; un statu quo est attendu. En revanche, pas de statu quo sur la blockchain : dans un communiqué du 27 janvier, l’institution a annoncé que l’Eurosystème acceptera des actifs tokenisés sur blockchain comme garanties pour ses opérations de crédit d’ici deux mois.

Performances 📊

  • En euros, les actions internationales sont stables et progressent de +0,7 % en devises locales. Les marchés émergents mènent à nouveau la danse avec +1,1 % (en euros), devant les actions de la zone euro à +0,2 %. À l’inverse, les actions américaines et japonaises, toujours exprimées en euros, reculent respectivement de –0,5 % et –1 %. Sur le plan sectoriel, l’énergie gagne +3,5 %, suivie des télécommunications (+2,9 %) et des services aux collectivités (+1,8 %). En baisse, la santé cède –1,7 %, les matériaux –2,0 % et la consommation discrétionnaire –2,1 % (performances en euros).
  • Sur les marchés obligataires, les taux longs américains sont restés quasi inchangés, le 10 ans évoluant à 4,24 %. En Allemagne, la détente se poursuit : le Bund 10 ans revient de 2,90 % à 2,85 %, et le CMS 10 ans suit la même voie, de 2,90 % à 2,86 %. Le spread OAT–Bund continue de se resserrer pour s’établir désormais à 57,5 pb.
  • Côté matières premières, le pétrole progresse encore dans un contexte d’incertitude liée à la situation en Iran et à l’hypothèse d’une intervention américaine ; il gagne +6,5 % sur la semaine et retrouve ses plus hauts depuis fin septembre. L’or, en revanche, recule de –5 % sur la semaine (dont –11 % sur la seule séance de vendredi), dans le sillage de l’annonce de Donald Trump proposant Kevin Warsh à la présidence de la Fed ; le cours revient ainsi à son niveau d’il y a deux semaines.
  • Sur le marché des changes, le dollar s’effrite légèrement : la paire EUR/USD passe de 1,1828 à 1,1850. À noter qu’au plus fort de la semaine, l’euro a touché 1,2079, avant que le billet vert ne se redresse vendredi à la suite de la proposition de nommer Kevin Warsh pour succéder à Jérôme Powell.

À suivre cette semaine 💡

  • Aux États-Unis, nous suivrons avec attention les chiffres de l’emploi avec les rapports JOLTS et ADP, les offres d’emplois et le taux de chômage. Nous aurons également les PMI manufacturier et des services ainsi que les chiffres de l’ISM. Nous prendrons aussi connaissance des chiffres prévisionnels de l’indice du Michigan.
  • En zone euro, seront publiés les PMI, l’inflation (attendue en baisse) et se tiendront les réunions de la BCE et de la BoE.
  • Le programme de résultats d’entreprises sera chargé, avec Palantir, AMD, Alphabet et Amazon, ainsi que les valeurs bancaires en France (Crédit Agricole, BNP Paribas et Société Générale).

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