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Perspectives & actualités : 30 mars au 3 avril 2026

Perspectives & actualités : 30 mars au 3 avril 2026

Chaque lundi, notre équipe de Gestion analyse et commente les marchés financiers. Quelle est la situation sur la semaine passée ? Quelles actualités faut-il retenir?

Source : @Bloombeg LP

Macroéconomie 🔎

  • Aux Etats-Unis, la semaine a été dominée par les publications du marché de l'emploi. Les créations d'emplois dans le secteur non agricole en mars ont créé la bonne surprise : +178 000 emplois, soit près de trois fois le consensus de 60 000, après une destruction révisée de -133 000 en février. Le taux de chômage recule à 4,3% contre 4,4% attendu. 
  • Le rapport JOLTS de février montre en revanche des offres d'emploi légèrement sous les attentes, à 6,882 millions contre 6,92 millions attendues et 7,240 millions en janvier (chiffre révisé en forte hausse). Les créations d'emplois ADP de mars s'établissent à 62 000 contre 66 000 en février (révisé à la hausse), un ralentissement plus modéré que les 41 000 anticipés.
  • Côté sentiment, la confiance des consommateurs du Conference Board de mars surprend très positivement. Attendue en baisse à 87,8 contre 91 en février, elle s'établit finalement à 91,8. 
  • Les ventes au détail de février progressent de +0,6%, soit le double des +0,3% attendus, après une contraction de -0,1% en janvier. Les ventes au détail hors automobiles progressent également de +0,5% contre +0,3% attendu.
  • Attendu en légère baisse, l'ISM manufacturier de mars progresse finalement de 52,4 à 52,7.
    Le GDPNow de la Fed d'Atlanta ralentit à 1,6%.
    Le déficit de la balance commerciale se réduit moins qu'attendu, passant de -54,7 milliards à -57,3 milliards de dollars contre -60,5 milliards prévus.
  • L'inflation prévisionnelle en zone euro pour mars bondit de 1,9% à 2,5%, tirée par la flambée des prix de l'énergie. En revanche, l'inflation sous-jacente (hors alimentation et énergie) se tasse légèrement, passant de 2,4% à 2,3% — un signal plutôt rassurant sur les pressions inflationnistes hors choc pétrolier.
  • Le PMI manufacturier zone euro ressort plus haut qu'attendu, à 51,6 contre 50,8 en février et 51,4 attendu. Le taux de chômage, attendu stable à 6,1%, remonte légèrement à 6,2%. L'enquête de confiance des consommateurs et des entreprises de mars montre une dégradation un peu plus faible que prévue, l'indicateur passant de 98,2 à 96,6 contre 96,5 attendu.
  • Au Royaume-Uni, la croissance du PIB au quatrième trimestre s'établit à 1% comme attendu, contre 1,2% lors des dernières prévisions.
  • Au Japon, l'inflation ralentit de 1,5% en février à 1,4% en mars. L'inflation sous-jacente, attendue stable, recule également de 1,8% à 1,7%. Le taux de chômage, attendu stable, baisse de 2,7% à 2,6% en février.
  • En Chine, les PMI de mars surprennent favorablement. Le PMI composite repasse au-dessus du seuil d'expansion, de 49,5 à 50,5, tiré par les deux composantes : le PMI manufacturier progresse de 49 à 50,4 (contre 50,1 attendu) et le PMI non manufacturier de 49,5 à 50,1 (contre 49,9 attendu). Un retour en zone d'expansion bienvenu pour la deuxième économie mondiale.

Banques centrales 💰

  • Le message de la Fed reste celui de la patience. Devant 400 étudiants en économie, Jerome Powell a indiqué que la tendance de la Fed était de « regarder au-delà » des chocs d'offre. Le message central : les taux sont bien positionnés et permettent d'attendre de voir comment les choses évoluent. Le risque identifié reste celui d'un décrochage des anticipations d'inflation. Alberto Musalem, président de la Fed de Saint-Louis, a nuancé ce discours en prévenant qu'il ne fallait pas automatiquement regarder au-delà des chocs d'offre lorsque l'inflation sous-jacente est déjà au-dessus de l'objectif. S'il s'attend à un statu quo prolongé, il se dit prêt à soutenir des ajustements dans les deux directions si les données l'exigeaient. Le marché ne prévoit aucune évolution des taux en 2026, et il faudrait attendre fin 2027 pour observer une éventuelle baisse.
  • Sur le marché du crédit privé, Jerome Powell a déclaré que la Fed surveillait ce marché de très près, tout en soulignant qu'il ne représentait qu'une part très modeste des actifs du système financier.
  • Du côté de la BCE, Christine Lagarde a présenté deux scénarios d'inflation. Le premier envisage une hausse d'environ 1 point en 2026, suivie d'un retour rapide à la cible. Le second, plus inquiétant, projette une hausse de 3 points en 2027 sans retour à la cible.
  • Isabel Schnabel, pourtant plutôt favorable à un durcissement, a plaidé contre une réaction précipitée, soulignant que le point de départ est très différent de 2022. François Villeroy de Galhau, plutôt colombe, a indiqué que le prochain mouvement de la BCE serait probablement une hausse des taux, mais qu'il était trop tôt pour en connaître le moment — un signal remarquable venant d'un membre habituellement accommodant.
  • Le marché s'attend désormais à une hausse de 0,25% lors de la réunion du 30 avril (probabilité de 88%) et une deuxième hausse en juin (probabilité d'environ 55%). Une troisième hausse le 28 octobre n'est pas exclue.
  • Enfin,  le FMI demande à la Banque du Japon de poursuivre le relèvement de ses taux. Les taux longs japonais ont baissé sur la semaine, mais leur évolution, tout comme celle du yen, reste extrêmement surveillée. Une crainte systémique persiste quant à la possibilité de clôtures massives d'opérations de carry trade, susceptibles de provoquer une baisse des actifs risqués à l'échelle mondiale, y compris américains.

  Performances 📊

  • Semaine de rebond bienvenue sur les marchés actions. En euros, les actions internationales progressent de +2,6% (+2,9% en devises locales). La zone euro et les actions américaines en profitent le plus, avec des performances respectives de +3,9% et +3,2%. Les actions japonaises ne sont que très légèrement positives (+0,1% en euros), tandis que les actions émergentes reculent de -0,4%.
  • Sur le plan sectoriel (performances en euros), ce sont les télécoms (+5,5%), la technologie (+4,1%) et les matériaux (+4,1%) qui mènent la danse. L'énergie, en revanche, est le seul secteur mondial en baisse sur la semaine (-3,4%). La consommation continue de souffrir globalement, avec une consommation courante limitée à +0,8% et une consommation discrétionnaire à +2,4%.
  • Du côté des marchés obligataires, les taux se détendent cette semaine. Le 10 ans américain recule de 4,44% à 4,34%. En Europe, le 10 ans allemand perd également 10 points de base, passant de 3,10% à 3,00%, et le CMS 10 ans recule de 3,17% à 3,05%. Le spread OAT-Bund se resserre légèrement, de 74 à 68 points de base.
  • Du côté des matières premières, le pétrole recule sur la semaine, le Brent cédant environ 3% tout en restant bien au-dessus de la barre des 100 dollars le baril. L'or rebondit nettement avec une hausse de près de 4% sur la semaine.
  • Sur le marché des changes, le dollar est resté globalement stable face à l'euro, la paire EUR/USD passant de 1,1510 à 1,1517, avec un plus haut à 1,1628 en milieu de semaine.

À suivre cette semaine

  • En dehors de la poursuite du conflit au Moyen-Orient, nous suivrons avec attention les publications macroéconomiques aux États-Unis. Au programme : les chiffres de la croissance américaine au premier trimestre (attendue à 0,7%) et surtout les données d'inflation. L'inflation globale est attendue en forte hausse à 3,4% en mars contre 2,4% en février, conséquence directe du choc pétrolier. L'inflation sous-jacente passerait de 2,5% à 2,7%. Nous aurons également le core PCE de février, attendu à 3%.
  • En fin de semaine, les chiffres prévisionnels de l'indice du Michigan seront publiés, avec une confiance des consommateurs attendue en baisse à 52,1 contre 53,3 en mars. Les anticipations d'inflation à 1 an et à 5 ans seront particulièrement scrutées.
  • Enfin, nous prendrons connaissance de l'inflation en Chine, attendue à 1,2% en mars.
  • Enfin, en Asie, nous surveillerons l'indice des prix à la consommation au Japon ainsi que les PMI chinois.

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