Yomoni, faites le choix d'un investissement éclairé

Pour cette Tribune, nous recevons Guillaume, cofondateur du site Jepargneenligne.

Nous y découvrons la réalité des métiers du private equity et des fusions acquisitions, loin des préjugés (hello Gordon Gecko !). Guillaume nous raconte aussi comment il est arrivé, après des très classiques erreurs de jeunesse, à construire une routine de gestion de patrimoine efficace, cohérente, et qui ne lui demande que 15 minutes par mois. Enfin, il nous rappelle qu’il est naturel d’avoir des biais cognitifs : c’est grâce à eux que nous sommes là aujourd’hui… mais il faut savoir les mettre en sourdine !


Bonjour à tous et merci infiniment à l’équipe Yomoni de m’avoir invité à cette Tribune !

Pour commencer, j’aimerais vous relater un constat surprenant qui a contribué au lancement de notre site.

Les professionnels de la finance ne s’intéressent pas toujours à leur épargne

Il y a quelques années Alexandre et moi travaillions en finance, lui dans un fonds de Private Equity et moi dans le conseil en Fusion-Acquisition (j’aborderai les spécificités de ces métiers dans la partie suivante). En dehors de nos heures de travail, à la pause déjeuner par exemple, il nous arrivait d’échanger avec nos collègues au sujet des placements et des finances personnelles. Or il était étonnant de constater que beaucoup ne s’y intéressaient pas vraiment, n’avaient mis en place aucune stratégie d’épargne et de placement, et se contentaient bien souvent de laisser leurs économies sur des livrets réglementés.

Bien sûr, nous savions que l’éducation financière est, de manière générale, assez peu développée en France. D’ailleurs nous étions régulièrement sollicités par nos proches pour des conseils en matière de placement. Mais que nombre de nos collègues, qui avaient tous un Master en économie et de solides connaissances en finance, s’intéressent aussi peu à leur épargne et à leur patrimoine personnel, cela nous a paru assez cocasse et en disait long sur le manque d’éducation financière chez les Français à tous les niveaux.

Plus tard, Alexandre a quitté son emploi pour se lancer dans l’entrepreneuriat, entre-temps, il m’a convaincu de le rejoindre dans l’aventure. L’histoire de ses collègues peu férus de finance personnelle l’a marqué au point qu’il m’a proposé que nous lancions ensemble un site de conseil en placement à destination du grand public. Nous avons lancé jepargneenligne.com en septembre 2016 ; aujourd’hui nous sommes consultés par près de cent mille personnes chaque mois.

À travers nos articles, nous voulons aider nos lecteurs à prendre en main leurs finances. Nous avons à cœur de leur faire découvrir les meilleures offres et services financiers qui se sont considérablement améliorés ces derniers temps grâce à la technologie et au digital. En effet l’apparition de nombreuses Fintechs a contribué au dépoussiérage du monde de l’épargne et des placements, pour le plus grand bénéfice des épargnants.

Nous faisons également beaucoup de pédagogie, car nous nous rendons compte qu’il y a beaucoup d'a priori et de préjugés sur la finance. C’est particulièrement vrai quand on aborde le sujet de l’investissement en Bourse : nous expliquons qu’investir dans des actions est le meilleur moyen de gagner du rendement et faire croître plus rapidement son patrimoine ; et que cela est bien moins risqué qu’on ne le pense si l’on respecte quelques règles simples (comprendre dans quoi on investit, diversifier, investir sur le long terme, etc.).

Malgré tout, nous constatons une résistance du grand public qui voit encore l’investissement en action comme une activité spéculative et immatérielle. Ce n’est pas comme ça que nous voyons les choses : pour nous, acquérir une action, c’est investir dans un titre de propriété (et contribuer au financement) d’une entreprise qui a de la valeur (elle possède des usines, des machines, des brevets, des marques), qui est le fruit d’une organisation humaine riche et complexe, qui contribue au développement économique et social du pays… Je pense que cette vision de l’investissement en action nous vient de nos expériences en Private Equity et en Fusions-acquisitions.

“PE et M&A” : quelques explications pour les non-initiés !

Avant de poursuivre, je vais présenter succinctement ces activités, car certains lecteurs ne savent probablement pas de quoi il s’agit :

  • Un fonds de Private Equity (PE) est un organisme de placement collectif qui prend des participations majoritaires ou minoritaires dans le capital d’entreprises non cotées en Bourse. Il existe différentes stratégies selon les fonds, mais l’objectif reste généralement le même : revendre les actions quelques années plus tard dans le but de réaliser une plus-value.
  • Le conseil en fusion-acquisition (Merger and Acquisition, ou “M&A” en anglais) est un métier d’intermédiation, qui consiste à accompagner les dirigeants d’entreprises dans des opérations d’achat et de vente d’autres sociétés. Il peut également s’agir de les conseiller dans la vente de leur propre entreprise.

Les bonnes pratiques du Private Equity sont transposables à l’investissement boursier

L’investissement en Private Equity se rapproche à beaucoup d’égards de l’investissement boursier. De fait, certaines pratiques que nous appliquions sont similaires aux conseils que nous donnons à nos lecteurs qui souhaitent investir en bourse.

Par exemple :

Savoir dans quoi on investit. Pour maximiser le succès d’un investissement, la prise de décision doit se baser sur un grand nombre d’informations de qualité. C’est pourquoi nous passions beaucoup de temps à étudier l’entreprise cible sous toutes ses coutures : son business model, son marché, le paysage concurrentiel, ses comptes financiers… Nous tentions même de projeter l’évolution de ses résultats financiers sur plusieurs années. Mais une excellente connaissance de la cible ne doit pas entraîner l’investisseur dans un excès de confiance qui pourrait lui faire sous-estimer le risque, car il y aura immanquablement dans la vie de l’investissement l’apparition d'événements imprévisibles : un changement de réglementation, une nouvelle technologie qui bouleverse le marché, le décès d’un dirigeant clef, une pandémie mondiale…

Diversifier son portefeuille. Le risque supporté par le fonds est très élevé, car en tant qu’actionnaire il sera peu protégé si l’entreprise fait faillite. En effet, en cas de liquidation, le produit de la vente des actifs revient d’abord à l’État, puis aux salariés, aux créanciers, et enfin aux actionnaires (s’il reste quelque chose…). Un moyen efficace de réduire le risque est de diversifier ses investissements. Un fonds de Private Equity n’hésitera pas à investir dans des dizaines d’entreprises d’activités, de zones géographiques, de tailles différentes.

Placer sur un horizon de temps long. Le pire pour un investissement en action est de devoir vendre au mauvais moment. Il est donc nécessaire de s’accorder un horizon de placement long. Dans le fonds où je travaillais, le temps d’investissement était en moyenne de 8 ans.

Maîtriser le risque de liquidité. Un investissement qu’on n’arrive pas à céder est problématique… C’est pourquoi un fonds de Private Equity s’assurera de la manière dont elle pourra vendre une société cible (vente à un autre fonds, à une multinationale, l’introduire en bourse) avant même de l’acheter.

Le conseil en fusions-acquisitions : de la finance, mais des histoires humaines avant tout

Quant à mon expérience en fusion-acquisition, je pense qu’elle m’a apporté un regard plus humain de l’investissement en action. Il faut dire que j’ai collaboré essentiellement sur des missions de conseils pour des dirigeants qui vendaient leur entreprise, par exemple dans le cadre d’un départ à la retraite. Il s’agissait principalement d’entreprises industrielles, un secteur qui demande beaucoup de temps et d’investissements pour se développer.

Or la plupart des dirigeants que nous avons accompagnés avaient créé leur entreprise à partir de rien, et travaillé dur pendant de longues années pour la développer. L’un d’eux m’a même dit un jour : « vous savez, vendre ma boite, c’est comme me séparer d’un enfant dont je me suis toujours occupé… ». Il y avait donc souvent chez les cédants un côté sentimental que nous ne pouvions pas négliger.

Pour que la transaction puisse se faire, il faut déterminer un prix qui convienne à l’acheteur et au vendeur. Le problème est qu’il y a souvent un écart de vision entre les deux parties : l’entreprise, aux yeux du repreneur (qui l’analyse de façon rationnelle et applique généralement des malus à son modèle financier pour atténuer les risques qu’il prend) vaut généralement moins cher que cette même entreprise aux yeux de son propriétaire (des années de labeur qu’il n’est pas près de céder à n’importe quel prix). En tant que conseil, nous nous efforcions de trouver le meilleur prix, d’un côté en incitant l’acheteur à monter son prix au maximum (par exemple en mettant plusieurs acheteurs en concurrence) et de l’autre côté en tentant d’atténuer les prétentions du vendeur lorsqu’elles étaient trop hautes.

Finalement, la valeur d’une action d’entreprise n’est autre que le prix auquel un acheteur est prêt à payer. Des dirigeants actionnaires peuvent gagner du simple au triple selon l’appétence et le profil des repreneurs potentiels.

À l’inverse, il arrive qu’un cédant se retrouve le bec dans l’eau, faute d’acheteur. C’est ce qui est arrivé à l’un des dirigeants que nous avions accompagnés : il avait monté et géré une entreprise pendant plus de dix ans. Celle-ci était rentable, mais pas suffisamment pour qu’il puisse se payer convenablement et épargner. Cela ne l’émouvait pas, car il comptait sur la vente de ses actions pour partir sereinement à la retraite. Malheureusement pour lui la réalité du marché a été tout autre, et aucun repreneur n’a voulu de son entreprise… Ce qui l’a mis en difficulté car mis à part les actions de sa société, il n’a jamais pris le temps de développer son patrimoine personnel.

Cette histoire m’a fait prendre conscience qu’il ne faut pas compter éternellement sur une seule source de revenu, que l’on soit chef d’entreprise ou salarié. L’idéal est d’atteindre l’indépendance financière le plus tôt possible, par exemple en devenant rentier, et cela passe par la constitution d’un patrimoine sain et solide. C’est d’ailleurs ce que j’essaye d’appliquer à titre personnel.

Mon parcours d’investisseur : du stock picking à la gestion indicielle (et forcément quelques erreurs de jeunesse…)

Je vais maintenant, en toute transparence, vous parler de mon parcours d’investisseur : où j’en suis, comment j’en suis arrivé là, ce que je fais actuellement. Je pense en effet que mon cheminement peut aider d’autres personnes à éviter des erreurs, ou inspirer une nouvelle façon de gérer.

Au début de ma vie active je plaçais l’essentiel de mon épargne en fonds euros, à l’époque où ces supports sans risque pouvaient encore générer 4% de rendement par an. Cela étant, l’assurance-vie que j’avais souscrite appliquait des frais sur versement très élevés (3% de mémoire...) il fallait donc attendre plusieurs mois avant que ce placement ne devienne rentable. C’était bien avant que je ne découvre les meilleures assurances-vie en ligne et sans frais.

Ayant suivi des études d’économie et finance, et fort de quelques connaissances en analyse financière et technique, j’ai assez vite investi une partie de mon épargne en ouvrant un compte-titre chez un courtier en bourse. J’accordais beaucoup de temps à la recherche des bonnes valeurs à intégrer dans mon portefeuille (stock picking) et du meilleur moment pour les acheter et les vendre (market timing). Mais cette méthode d’investissement chronophage ne s’est pas révélée aussi efficace que je l’espérais, je sous-performais souvent le marché… Avant qu’elle ne devienne incompatible avec mon activité professionnelle : à force de rater des opportunités j’ai fini par arrêter.

J’ai également eu une période où je me suis laissé tenter par les CFD, des produits dérivés qui permettent de parier sur le cours de divers actifs parmi les plus exotiques : devises, métaux précieux, pétrole, blé, etc. Ces instruments sont d’autant plus risqués qu’ils sont généralement utilisés avec un effet de levier, ce qui démultiplie le potentiel de gains et de pertes ; sans compter les nombreux frais qu’ils génèrent (commission, spread, frais de financement overnight…). Avec le recul, ce qui m’a attiré dans les CFD était l’espérance de gains rapides d’une part, et la satisfaction sociale que je pouvais en tirer à expliquer autour de moi que « je trade les cours du pétrole et de l’or à mes heures perdues » d’autre part. C’était une erreur de jeunesse qui m’a fait perdre des plumes.

D’un autre côté, ces échecs ont été salutaires puisqu'ils m’ont apporté un peu plus d’humilité et de sagesse. Avec le temps mes connaissances en placements financiers se sont affinées et j’ai découvert le principe de la gestion passive qui consiste à suivre le marché plutôt qu’à tenter de le battre. Désormais j’investis de manière régulière dans des ETF (trackers) qui répliquent les principaux indices mondiaux.

Mon allocation d’actifs : adaptée à mon profil, mon horizon et au temps que je souhaite y consacrer

Aujourd’hui j’ai une allocation plutôt équilibrée, en cohérence avec mon profil investisseur. Voici comment est structuré mon patrimoine :

  • 30% en fonds euro. C’est la partie la moins risquée de mon patrimoine. Étant donné que je peux effectuer des rachats partiels rapides en cas de besoin, elle me sert également d’épargne de précaution. Je n’utilise presque plus les livrets bancaires.
  • 50% en actions. Cette poche est répartie comme suit : 1 tiers sur une assurance-vie gestion pilotée en profil équilibré, 1 tiers sur la même enveloppe en profil dynamique, et 1 tiers sur un PEA dans lequel j’investis dans les ETF de mon choix (je n’achète presque plus d’action une à une).
  • 15% en SCPI pour diversifier mon patrimoine dans l’immobilier.
  • 5% dans des actifs atypiques : quelques projets de crowdfunding immobilier et un peu de Bitcoin.

L’avantage de ce patrimoine est qu’il nécessite très peu de mon temps et de mon attention. Je passe à peine 15 minutes par mois pour y jeter un œil et répartir l’épargne du mois sur les différents supports selon l’allocation que je me suis fixée. Et la performance est au rendez-vous puisqu’il a généré, sur les 4 dernières années, un rendement annuel moyen d’environ 5%. À titre de comparaison, cela représente en moyenne 2 mois de mon salaire chaque année. Évidemment il y a eu des hauts et des bas, mais cela n’a pas d’importance puisque j’investis sur le long terme.

Pourquoi cette allocation est la bonne (pour moi)

Une vision à long terme, quelques minutes de travail par mois seulement

L’allocation que j’ai définie est le fruit d’une réflexion qui tient compte de mes projets, de ma situation personnelle et du risque que je suis prêt à prendre. Par ailleurs, j'ai un horizon de temps long, ce qui me permet d’aller chercher de la performance avec des investissements risqués qui offrent de meilleures perspectives de rendement.

Enfin je complète mon analyse avec quelques simulations de mon portefeuille sur un fichier Excel. Je regarde par exemple ce qu’il adviendrait dans le cas où les marchés actions chuteraient de 50% (scénario du pire) : si je constate que cette situation me met en difficulté, je rééquilibre le portefeuille avec moins d’actions et plus d’obligations (fonds euro).

Une fois que l’allocation de mon patrimoine est atteinte, l’idée est de la maintenir sur le long terme. En effet, il serait contre-productif de la changer en cours de route, au gré de l’évolution des marchés. Je ne m’autorise de la modifier que dans le cas d’un changement important de ma situation personnelle. En dehors de cela, je ne fais que piloter mon patrimoine ce qui ne prend que quelques minutes par mois.

Les rebalancements comme facteur de performance

Comment je pilote mon patrimoine ? C’est très simple : je m’assure que mes poches d’actifs ne varient pas de plus ou moins 5% de l’allocation cible. Par exemple, si ma part d'action passe de 50% à 56%, cela veut dire que les marchés sont haussiers. Je vends des actions et j’achète du fonds euros pour rééquilibrer. À l'inverse, si la part action passe de 50% à 44% les marchés sont baissiers, je vends du fonds euros et j’achète des actions. Résultat des courses : j’achète des actions quand les cours sont bas et j’en vends quand ils sont hauts. Cette technique simple permet de doper la performance de la poche action, qui est le principal moteur de croissance de mon patrimoine.

Bien sûr, ce n’est pas la panacée et il existe d’autres techniques efficaces. Chacun doit se sentir à l’aise avec la manière dont il gère son patrimoine, en accord avec sa situation et son rapport au risque.

Quelques mots à propos de la gestion d’épargne par projets

On m’a un jour demandé s’il valait mieux gérer son épargne par projet ou plutôt en global. Je pense que la gestion par projet est une approche intéressante, notamment parce qu’elle peut rendre plus concret le bénéfice lié à l’effort d’épargne. Or savoir pourquoi on épargne est un excellent moyen de maintenir la motivation sur le long terme.

Pour ma part, je préfère gérer mon patrimoine en global, car cela me parait plus simple à gérer. D’autant que les projets changent souvent en cours de route. En revanche je me fixe un objectif de long terme (atteindre l’indépendance financière avant mes 40 ans). C’est cet objectif qui guide mes choix et mes actions sur le court terme.

La gestion du risque et les biais psychologiques

Je vais vous confier une chose : contrairement à ce que l’on pourrait penser, je suis par nature très sensible au risque… Mais si je n’écoutais que mes émotions, je laisserais toutes mes économies sous mon matelas. En matière de placement, le plus grand risque pour un investisseur vient de son propre comportement, car il peut prendre de mauvaises décisions sous le coup de l’émotion ou, plus insidieux, de ses biais cognitifs.

En effet, nous avons tous des biais psychologiques, c’est dans notre nature qu’on le veuille ou non. Pendant des millions d’années notre cerveau a évolué dans un environnement hostile et a progressivement développé de nombreuses stratégies utiles à la survie de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs. Puis en à peine quelques milliers d’années (une fraction de seconde à l’échelle de l’histoire de l’humanité) l’être humain s’est retrouvé dans une société d’abondance et de relative sûreté tandis que le cerveau, lui, n’a pas eu le temps de s’adapter. Les biais cognitifs sont la conséquence de ces stratégies de survie qui n’ont pas disparu et sont ancrés en nous. Le problème est qu’ils peuvent nuire à nos prises de décisions et nos comportements en matière de placement et d’investissement.

Voici quelques exemples de biais cognitifs connus :

  • L’aversion pour la perte. Nous attachons beaucoup plus d’importance à une perte qu’à un gain de même montant. Il est ainsi plus facile pour un investisseur de clôturer une position gagnante que de matérialiser une perte. Même si la moins-value     explose, un investisseur aura souvent tendance à attendre une hypothétique remontée des cours, plutôt que d’arrêter au plus vite l’hémorragie.
  • Le biais rétrospectif est le fait de justifier a posteriori l’arrivée d’un évènement imprévisible, ce qui peut être     résumé par la formule « je le savais depuis le début ». Le risque est lorsque l’individu, convaincu d’avoir saisi les clefs de prédiction des évènements passés, croit qu’il peut prédire l’avenir. Ce qui l’amène au biais suivant :
  • L’excès de confiance, lorsqu’on surestime ses compétences et ses connaissances.

Il en existe beaucoup d’autres : n’hésitez pas à vous renseigner sur ce sujet passionnant. Les connaitre et en avoir conscience est le meilleur moyen de s’en prémunir. C’est ce qui m’a permis de traverser sereinement des périodes tendues, comme des krachs boursiers. Par exemple en mars 2020, quand les marchés actions ont chuté de 30%, j’ai su rester rationnel : malgré les pertes latentes j’ai renforcé mes positions pour profiter d’un point de marché exceptionnellement bas, ce qui m’a permis de réaliser une belle performance par la suite.

Parlons un peu Fintech !

Je voudrais terminer cet article par un petit commentaire sur le paysage financier actuel.

Je pense que c’est une très bonne chose que des Fintech soient venues digitaliser les offres et services financiers pour les particuliers. Et je suis ravi de constater l’apparition permanente de nouvelles start-ups car le monde de la banque, de la finance et de l’assurance a encore grand besoin d’être dépoussiéré. C’est pourquoi sur jepargneenligne.com nous avons toujours privilégié l’angle digital et technologique, car nous croyons que les épargnants ont tout à y gagner. Pour bien investir son argent, il faut d’abord choisir les bons intermédiaires.

Citons par exemple :

  • Les banques en ligne qui proposent la même qualité de service financier que les banques traditionnelles, à des tarifs bien plus attractifs qui peuvent représenter jusqu’à 200€     d’économies par an !
  • Les assurances-vie en ligne ouvertes en quelques clics, qui n’appliquent aucun frais d’entrée ni de versement. Or des frais en moins sont autant de performances économisées pour l’épargnant ! Ma première assurance-vie classique prélevait 3% de frais d’entrée, ce qui représente une perte considérable au bout de plusieurs années.
  • Les robo-advisors comme Yomoni qui ont démocratisé la gestion pilotée en permettant aux épargnants de faire fructifier leur patrimoine à partir de 1 000€ et pour 1,6% de frais de gestion tout compris. Avant eux ce service n’était accessible qu’aux gros patrimoines, avec des tickets d’entrées de     plusieurs dizaines de milliers d’euros et des frais de gestion bien supérieurs à 4%.

Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg, il en existe beaucoup d’autres : les néobanques, les courtiers en ligne, les agrégateurs de compte, les néo-assurances… Toutes ces Fintechs apportent une vraie valeur ajoutée par rapport aux offres classiques.

Il faut bien sûr faire attention, car comme tout domaine qui rencontre du succès, certains acteurs peuvent tenter de se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas. Je pense bien sûr aux arnaques qui existent comme partout ailleurs, mais surtout aux intermédiaires qui n’hésitent pas à mettre un vernis « digital » à leurs offres classiques et chargées en frais pour les faire passer pour des services digitaux innovants. Un certain nombre nous ont déjà contactés pour que l’on parle d’eux sur notre site, ce que nous avons toujours refusé.

Quelques conseils à suivre pour choisir le bon intermédiaire :

  • Rappelez-vous qu’il n’y a pas de rendement sans risque. Si l’on vous propose un placement à fort rendement à zéro risque, il y a des chances que cela soit une arnaque.
  • Bien comprendre dans quoi on investit. N’acceptez pas d’ouvrir un placement sans connaitre son fonctionnement, ses frais, ses implications fiscales, etc.
  • Il est dans l’intérêt des sites spécialisés en finance personnelle comme     jepargneenligne.com de présenter à leurs lecteurs des offres et des services financiers fiables, car il en va de leur réputation. Si une Fintech vous propose une offre innovante mais aucun site sérieux n’en parle, soyez vigilants.
  • Les intermédiaires en banque, finance et assurance ont l’obligation de s’enregistrer auprès de l’Orias. Vous pouvez consulter le registre de l’Orias et vérifier que la société est bien agréée.

Merci beaucoup Guillaume !

Vous pouvez retrouver Guillaume et Alexandre sur :


NB : Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps. Les investissements présentent un risque de perte en capital.

You've successfully subscribed to Yomoni
Welcome back! You've successfully signed in.
Great! You've successfully signed up.
Your link has expired
Success! Your account is fully activated, you now have access to all content.