Yomoni : investissez mieux !

Chaque lundi, notre Directeur de Gestion analyse et commente les marchés financiers. Quelle est la situation sur la semaine passée ? Quelles actualités faut-il retenir ?


Source : @Bloomberg LP

Macroéconomie

En zone euro, la consommation a continué à ralentir en janvier, sous l’effet de la nouvelle vague de contaminations au Covid-19 et la diffusion du variant Omicron. L’indice PMI des services a en effet affiché un niveau de 51,2 contre 53,1 en décembre. Le ralentissement a été particulièrement marqué en France. L’activité a, en revanche, accéléré dans l’industrie, tirée notamment par l’Allemagne. La résorption partielle des goulets d'étranglement dans les chaînes d'approvisionnement a en effet permis au secteur industriel allemand d'enregistrer en janvier sa croissance la plus soutenue en cinq mois L’indice PMI manufacturier s’est établi à 59,0 contre 58,0 en décembre. Par ailleurs, l’institut IFO a fait état d’un climat des affaires en Allemagne en amélioration en janvier pour la première fois en sept mois grâce, là aussi, à une légère diminution des tensions dans les chaînes d'approvisionnement. L'indice a rebondi à 95,7 contre 94,8 en décembre. Les économistes anticipaient 94,7

Aux Etats-Unis, la croissance du PIB s’est accéléré au quatrième trimestre et a été nettement plus forte qu’attendue. Le PIB s’est en effet accru de 6,9% contre 2,3% le trimestre précédent et 5,5% attendus. En revanche, l’activité a significativement ralenti en janvier, que ce soit dans l’industrie (avec un PMI manufacturier à 55,0 contre 57,7 le mois dernier) ou les services (avec un PMI des services à 50,9 contre 57,6 en décembre). L’enquête signale notamment des pénuries importantes de main d'œuvre liée à la vague Omicron et qui impactent l’activité.

Politiques monétaires

La FED a laissé ses taux inchangés, comme prévu. Mais son communiqué post-comité indique qu’il sera « bientôt approprié » de relever les taux d’intérêt. Les investisseurs s’attendent désormais à une première hausse des taux dès le mois de mars. La FED n’a pas écarté la possibilité d’une accélération du cycle de resserrement monétaire et annoncé que le processus de réduction de la taille du bilan débuterait peu après le premier relèvement des taux. Les investisseurs avaient anticipé une hausse des taux de la Fed en mars, et plusieurs autres hausses dans l'année, ils ne s'attendaient pas à un ton aussi agressif de la part de la Banque centrale américaine. La possibilité d'un relèvement des taux à chaque réunion de la Réserve fédérale n'est plus exclue.

Contexte géopolitique

Les tensions en Ukraine continuent d’inquiéter les investisseurs. Des sanctions contre la Russie venant des Etats-Unis et de l’union européenne auraient un impact limité sur la croissance mondiale vu le poids négligeable du PIB de la Russie dans le PIB mondial. Elles pourraient en revanche mettre des pressions supplémentaires sur les prix de l’énergie, la Russie tétant le 3ème exportateur mondial de pétrole, et le 2ème exportateur de gaz naturel.

Performances

Les marchés sont restés très volatils, les investisseurs étant partagés entre les craintes inflationnistes (et un éventuel mauvais calibrage des politiques monétaires) et les bons résultats d’entreprise. Après de fortes variations sur la semaine, les actions internationales ont clôturé en baisse de 1,1%, avec une nette surperformance des valeurs technologiques (+0,8%) qui ont notamment bénéficié des résultats records de Microsoft et Apple.

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