Yomoni, gestion éclairée

Dans les différents échanges que j’ai avec nos clients, je constate que beaucoup s’interrogent sur notre méthode de sélection des ETF.

Avant de d'écrire comment sélectionner un ETF (Exchange Traded Fund), rappelons-en succinctement la définition. Un ETF est un fonds d’investissement classique, c’est-à-dire un OPCVM (Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières) qui a deux particularités :

  1. Il réplique la performance d’un actif financier, ou plus généralement d’un indice boursier, c’est-à-dire d’un panier de valeurs représentatives d’un marché (tel que le CAC 40, par exemple qui représente les 40 plus importantes capitalisations boursières françaises) ;
  2. Il est négociable en bourse, c’est-à-dire qu’on peut en acheter et vendre des parts tout au long de la journée de bourse.

Il existe également des fonds indiciels qui ne possèdent que la première particularité des deux citées ci-dessus, c’est à dire qu’ils répliquent la performance d’un indice mais ne sont pas cotés en bourse. Leur souscription s’effectue quotidiennement au cours de clôture, comme pour un OPCVM “classique”.

Le fort appétit des investisseurs pour les ETF et/ou les fonds indiciels vient principalement du fait que, de par leur nature de répliquer de façon « passive » la performance d’un indice, leurs frais de gestion sont très faibles (maximum 0,3% par an chez Yomoni), notamment si on les compare à ceux prélevés par les OPCVM « classiques » (entre 2% et 3% par an en moyenne) dont la vocation première est de battre la performance de ces mêmes indices.

En synthèse :

Pour sélectionner un bon ETF, il faut avant tout, comme pour toute sélection de fonds, évaluer sa pérennité. Privilégiez donc les fonds issus des fournisseurs les plus renommés (Amundi, Lyxor, BNP, iShares, Vanguard, SPDR, Deutsche Bank etc…), ayant des encours importants (100 millions d’euros minimum) et un bon track record, c’est-à-dire un historique suffisant pour une bonne analyse (au moins 3 ans).  

Le second élément à prendre ensuite en compte – et cela peut paraître évident – est la qualité de sa réplication. Celle-ci peut être évaluée principalement par deux indicateurs : la tracking difference et la tracking error.

  1. En ce qui concerne la tracking difference, il s’agit simplement de la différence de performance sur une période donnée entre l’ETF et l’indice qu’il réplique (ou indice de référence). Pour qu’il soit efficace, il faut naturellement évaluer cet indicateur sur plusieurs horizons de temps (un mois, trois mois, six mois, un an et trois ans, par exemple). Assurez-vous bien que le calcul des performances de l’instrument et de l’indice inclut le versement des dividendes, c’est à dire que les performances sont  calculées en total return.
  2. Le second indicateur s'intéresse aux écarts quotidiens entre l’ETF et son indice de référence. Prenons l’exemple d’un ETF qui a la même performance que celle de son indice de référence sur un an alors même que les écarts sur la période sont importants. La tracking difference sur un an est excellente puisqu’elle est nulle. La tracking error, elle, permet d’évaluer la dispersion de ces écarts; elle est donc élevée sur la période et met en évidence une mauvaise qualité de réplication.

Enfin, il est également très important d’analyser la liquidité de l’ETF. En effet, moins l’ETF est liquide, plus grand sera le risque que le prix d’achat s’écarte du prix de vente (on parle alors de risque d’écartement du spread). Il existe différentes façons de gérer la liquidité, que ce soit en évaluant la liquidité des indices sous-jacents, ou en utilisant des méthodes plus complexes pour le passage de vos ordres.

Lorsque le montant des transactions est important (plus de 50-100K€), les risques de liquidités augmentent, le mieux est donc de déléguer la sélection de vos ETF à des experts. Chez Yomoni, par exemple, nous avons accès à des techniques d’accès au marché réservées aux investisseurs professionnels pour réduire (voire éliminer) ce risque qui peut être significatif, notamment sur les classes d’actifs les moins liquides (actifs émergents, petites capitalisations boursières ou obligations à hauts rendements par exemple).

Les OPCVM indiciels, pierre angulaire de notre stratégie d’investissement
Dans notre précédent édito nous avons détaillé la façon dont nous bâtissons l’allocation d’actifs stratégique des différents profils de gestion[/de-limportance-de-choisir-le-bon-profil/] que nous proposons, c’est-à-dire larépartition des portefeuilles correspondant à ces profils sur les grandesc…

N’hésitez pas à prendre RDV avec nos experts pour avoir plus d’informations sur nos méthodes de sélection.

Comme vous l'aurez compris, nous croyons que les ETF sont l'avenir de l'investissement. Voici les nombreux atouts de ces produits simples, liquides et peu onéreux