Yomoni, gestion éclairée

Dans ces périodes de très forte volatilité, la question de la liquidité des ETF revient souvent dans les articles de la presse spécialisée. Il nous paraît important, plus que jamais, de rappeler que ce sujet ne doit pas être un point d’inquiétude. Pour bien comprendre la liquidité des ETF, il est indispensable d’expliquer comment fonctionne cet instrument financier.

Le marché primaire, réservé aux professionnels

Un ETF est un OPCVM (organisme de placement collectif en valeurs mobilières) auquel un investisseur peut souscrire en s’adressant à la société de gestion qui gère le fonds. Pour ce faire, il doit s’adresser à un intermédiaire de marché appelé « participant autorisé » qui contacte le gérant afin de créer ..

des parts pour le montant souhaité par l’investisseur. C’est ce que l’on appelle le marché primaire des ETF. La liquidité de ce marché dépend uniquement de la liquidité du sous-jacent de l’ETF puisque le gérant, pour créer de nouvelles parts, va acheter sur les marchés les actifs sous-jacents à hauteur du montant demandé par l’investisseur. Prenons l’exemple d’un ETF répliquant la performance du CAC 40 (actions françaises). L’investisseur s’adresse au gérant de l’ETF (en passant par un participant autorisé) et lui fait une demande de souscription dans le fonds pour un certain montant. Le gérant, en retour, va acheter sur le marché des actions françaises à hauteur du montant souhaité et créer des parts pour satisfaire à sa demande.

Il est important de noter que l’accès au marché primaire est réservé aux institutionnels. Un particulier n’a accès qu’au marché secondaire, sauf s’il confie ses investissements en ETF à un acteur professionnel tel que Yomoni, qui lui assurera une liquidité optimale.

Le marché secondaire, reflet de l’offre et de la demande

Mais la particularité de l’ETF est qu’il offre une source de liquidité supplémentaire via ce que l’on appelle le marché secondaire. L’ETF est en effet un instrument hybride, puisque c’est un OPCVM indiciel coté en continu en bourse, comme une action par exemple. Cela  permet aux investisseurs d’en échanger des parts entre eux sans encourir les coûts de transaction du marché sous-jacent. Le prix de cotation des parts sur ce marché secondaire dépend donc de l’offre et de la demande des investisseurs, comme pour tout actif coté sur un marché réglementé. En cas de déséquilibre important entre acheteurs et vendeurs, comme cela peut être le cas en situation de crise, il peut y avoir un écart entre la valeur de marché d’un ETF et sa valeur comptable. Cette dernière résulte en effet de la somme des valeurs "comptables" des titres détenus par l'ETF multipliés par leur poids.

Le rôle des apporteurs de liquidité

Mais, en Europe, si cet écart dépasse un seuil fixé par les autorités réglementaires, cela engendre une suspension de la cotation de l’ETF (système de coupe-circuits). L’investisseur devra alors attendre que la cotation de l’instrument reprenne, ou passer par le marché primaire décrit précédemment. Cette situation est cependant très rare, puisqu’une autre particularité des ETF est que des intermédiaires de marchés, appelés « apporteurs de liquidités », ont pour rôle d’assurer en continu un prix de cotation de chaque instrument, quelles que soient les conditions de marché. Ils vont donc se substituer aux vendeurs (ou aux acheteurs) en cas de manque d’offre (ou de demande). Un marché régulé par l’AMF

La liquidité d’un ETF dépend donc avant tout, en résumé, de la liquidité de son sous-jacent puisque l’investisseur a la possibilité de se fournir sur le marché primaire, même dans des conditions de volatilité extrême. Le fait que le fonds soit coté en bourse est une source complémentaire (et optionnelle) de liquidité. Un ETF qui réplique la performance d’obligations à hauts rendements, par exemple, a naturellement en ce moment une liquidité inférieure à celle d’un ETF qui réplique la performances d’actions françaises. Mais cela est uniquement dû au fait que les obligations à hauts rendements sont moins liquides que les actions françaises, ce n’est en aucun cas lié à la nature du véhicule d’investissement (l’ETF). Un rapport de 2017 de l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) sur le marché français des ETF conclut d’ailleurs que “l’analyse proposée sur le marché français n’est pas, à ce stade, génératrice d’inquiétudes majeures quant aux risques actuellement portés par ce segment de marché".