Yomoni : investissez mieux !

Lorsque votre épargne est diversifiée en dehors de la zone euro, les évolutions des cours des devises font varier la valeur de votre investissement, ce qui peut entamer sa performance : c’est le risque de change.

Un exemple concret : votre restaurant à Los Angeles

Imaginons que vous possédiez des parts dans un restaurant aux États-Unis, plus précisément à Los Angeles.

Ce restaurant qui donne sur la plage de Santa Monica vous rapporte 10 000 $ par an. Chaque année le gérant vous envoie un virement de cette somme sur votre compte bancaire en euros.

Ces 10 000 $ se convertiront pour vous, au gré des années, en 8 000 €, 10 000 €, 12 000 €… Même si le flux en devises est constant, sa contrevaleur en euros varie avec le taux de change au moment de la réception des fonds. Vos revenus, fixes du point de vue américain, sont variables de votre point de vue.

Il en est de même avec la valeur de votre investissement.

Imaginons que vous ayiez payé vos parts dans le restaurant 200 000 $, c’est-à-dire 150 000 € en 2014 compte tenu de la parité EUR/USD de l’époque, 1,33.

Aujourd’hui, imaginons qu’une chaîne souhaite racheter votre restaurant, dont la valeur a été estimée à tout juste 200 000 $. Il n’a pas pris de valeur ! Vos partenaires américains sont dépités. Mais pour vous, l’histoire est différente. La parité EUR/USD est aujourd’hui de 1, vous recevrez donc 200 000 € si vous vendez votre participation.

La valeur de votre investissement n’a pas pris un dollar, mais vous avez gagné 50 000 € grâce à l’évolution du taux de change !

Evidemment, vous auriez pu aussi les perdre si les mouvements du change étaient allés dans l’autre sens (dépréciation du dollar face à l’euro).

Historique de la parité EUR/USD

Source : Banque de France

Lecture :

En 2014, 1 € = 1,33 $. Autrement dit : 1 USD = 0,75 €. En 2022, 1 $ = 1 € environ.

Les investisseurs qui ont investi sur des actifs en dollars (un ETF S&P 500 par exemple) entre 2014 et 2022 ont réalisé un gain supplémentaire de 33%, en plus de l’évolution de leur investissement en devise locale.

Les deux dernières décennies ont été très favorables à l’investissement en dehors de la zone euro.

Il faut retenir une chose : Les performances financières s’expriment toujours pour une devise donnée.

Et pour les ETF ?

C’est exactement la même chose ! Dès que vous investissez hors de la zone euro, vous subissez un risque de change qui peut faire varier votre épargne à la hausse ou à la baisse, et qui se cumule (ou compense) les variations des marchés financiers (les indices boursiers qui montent ou qui baissent).

Plus concrètement, voici les performances des 10 dernières années de l’indice S&P 500 en dollars et en euros :

Année

Performance en USD

Performance en EUR

2012

15,22%

13,45%

2013

31,55%

25,86%

2014

12,99%

28,67%

2015

0,75%

12,22%

2016

11,23%

14,55%

2017

21,10%

6,37%

2018

-4,94%

-0,15%

2019

30,70%

33,10%

2020

17,75%

8,03%

2021

28,16%

37,89%

Source : https://www.spglobal.com/spdji/en/indices/equity/sp-500/#overview, données en Net Total Return.

Chaque année, la différence de performance est liée à l’évolution de la parité EUR/USD.

Lorsque la performance en euros est supérieure, cela est le signe que le dollar s’est apprécié (et que l’euro a baissé).

Par exemple, en 2021 un investisseur sur le S&P 500 en dollars a réalisé une performance de 28%, mais cette performance a été portée à 38% pour les investisseurs européens, du fait de l’appréciation de l’euro.

Lorsque la performance en euros est inférieure, c’est l’inverse : le dollar a baissé, l'euro s’est apprécié.

Par exemple, en 2017 un investisseur sur le S&P 500 en dollars a réalisé une performance de 21%, mais cette dernière a été ramenée à 6% pour les investisseurs européens, du fait de l’appréciation de l’euro.

Vous pouvez même avoir un indice boursier étranger qui progresse en dollars, mais qui stagne ou baisse en euros… (et vice-versa).

Les ETF hedgés (couverts) contre le risque de change

La gestion du risque de change est un enjeu majeur dans la construction de portefeuilles diversifiés.

Certains ETF existent en deux versions :

  • la version classique, exposée au risque de change lorsque l’indice n’est pas libellé dans la devise de l’investisseur
  • la version couverte (hedgée), qui utilise une politique d’immunisation du risque de change grâce à des produits dérivés.

Chez Amundi par exemple, l’ETF sur l’indice S&P 500 existe en deux versions :

Voici leur performance comparée en base 100 depuis 10 ans (source : Amundi)

Les deux ETF ont profité de la hausse du S&P 500 mais la version couverte a moins progressé du fait de la dépréciation de l’euro au profit du dollar. La couverture a joué son rôle, mais a coûté sur la période.

Quid des allocations internationales ?

Une allocation internationale n’est pas uniquement investie sur les Etats-Unis. Voici la répartition en devises de l’indice boursiers MSCI ACWI (All-Country World Index) qui sert de guide à Yomoni pour construire les allocations :

Source : MSCI
Plus de 90% de l’exposition est en devises autres que l’euro. Cela signifie que les performances peuvent être significativement affectées par les mouvements des devises autres que le dollar et l’euro..

Comment Yomoni utilise les ETF couverts (hedgés)

Pour mémoire, les allocations des portefeuilles chez Yomoni sont constituées de deux grandes classes d’actifs en proportions variables selon le profil :

  • des actions internationales
  • des obligations de la zone euro, qui ne présentent pas de risque de change.

Les conséquences sont les suivantes :

  • Si l’euro s’apprécie, cela signifie que les devises internationales se déprécient, et que le change pénalise la poche actions des portefeuilles
  • Si l’euro se déprécie, cela signifie que les devises internationales s’apprécient et que le change favorise la poche actions des portefeuilles.

Pour immuniser en partie les portefeuilles au risque de change, Yomoni utilise des ETF couverts contre le risque de change à hauteur de 50% de la part actions.

Par exemple, le profil P8, qui a pour référence un portefeuille composé à 80% d’actions internationales et à 20% d’obligations, sera composé de 40% d’ETF actions non couvertes, et de 40% d’ETF actions couvertes.

Puisque le risque de change est présent à environ 90% dans les ETF non couverts, cela signifie que le risque de change résiduel sur une exposition à 80% actions n’est plus que de 36% :

  • 80% actions

40% couvertes

40% non couvertes (dont 36% devises hors zone euro, 4% zone euro)

  • 20% obligations zone euro

La couverture n’est jamais la garantie d’un gain ou d’une perte. C’est une diversification supplémentaire pour éviter d‘être trop tributaire des mouvements des devises et atténuer la volatilité des rendements.

En complément, l’équipe de gestion peut prendre des positions un peu plus tactiques sur le change, par exemple en augmentant ou réduisant légèrement la proportion d’ETF couverts dans le portefeuille. Mais ces positions restent marginales : Yomoni ne réalise que très peu d’anticipation sur la variation des devises, l’objectif des ETF hedgés étant surtout de réduire le risque.

Les performances passées ne présagent pas des performances futures. Les ETF sont des produits financiers qui présentent un risque de perte en capital.

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