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Les Investissements Socialement Responsables (ou ISR) sont de plus en plus populaires auprès des investisseurs, notamment sous forme de gestion passive.

La part des instruments indiciels (ETF et fonds indiciels) dans le marché mondial des fonds durables a plus que doublé en cinq ans. Aujourd’hui près de 20% des fonds “durables” sont gérés passivement.

Contrairement à une idée reçue, l’ISR n’est pas incompatible avec la gestion passive, il a même probablement davantage d’impact qu’une gestion active. Car si la gestion est passive, l’engagement ISR est, lui, bien actif. Voyons comment.

Qu’est-ce qu’un Investissement Socialement Responsable (ISR) ?

L’Investissement Socialement Responsable (ISR) désigne l’investissement dans un fonds dont le gérant intègre des critères extra-financiers ESG (Environnement, Social, Gouvernance) dans son processus de sélection des titres, qu’il s’agisse d’actions ou d’obligations.

L’une des approches les plus courantes consiste à évaluer les sociétés au regard de notations ESG (Environnement, Social, Gouvernance). Ces mesures donnent une image complémentaire aux seules données financières, afin d’identifier quelles sont les entreprises qui ont le plus de chances d’être durables sur le long terme.

Par exemple, l’impact d’une société sur son environnement est évalué pour déterminer si elle prend en compte les risques associés au changement climatique.  Ou encore, pour estimer si une entreprise est bien gouvernée, la façon dont elle gère ses employés, ses clients, ses fournisseurs et ses sous-traitants est aussi importante que sa gestion financière.

Mais une gestion ISR ne se contente pas de sélectionner des entreprises : elle peut aussi influencer la stratégie des entreprises qu’elle détient en portefeuille.

Rappelons qu’en achetant des actions, un investisseur acquiert le statut d’actionnaire, donc de copropriétaire de l’entreprise. Dès lors, il a une responsabilité sur la conduite des affaires. Cette responsabilité se matérialise de différentes manières : par l’exercice des droits de vote, par le dépôt de résolutions en assemblée générale, et parfois par une posture d’activiste, seul ou avec d’autres actionnaires.

Au-delà de la sélection de titres, les sociétés de gestion disposent donc d’un second levier de responsabilité sociale et environnementale.

Pourquoi choisir la gestion indicielle pour un investissement socialement responsable ?

Des méthodologies robustes et transparentes

Les fonds ISR peuvent être gérés de façon aussi bien active (le gérant sélectionne les titres un par un) que passive (en suivant un indice ISR).

Dans les deux cas, il est essentiel que la philosophie d’investissement et la méthodologie appliquées soient claires et transparentes pour l’investisseur.

Très concrètement, un épargnant qui souhaite réaliser un investissement responsable est en droit de savoir quels sont les critères précis qu’applique le gérant pour sélectionner des entreprises.

À cet égard, la gestion indicielle a un avantage : elle s’appuie sur des méthodologies de construction des indices responsables robustes et très bien documentées, offrant un maximum de transparence aux épargnants.

Citons par exemple le travail de l’entreprise financière MSCI, leader mondial de la construction des indices actions mondiaux. Fort de son savoir-faire sur les indices boursiers, MSCI a développé des méthodologies de construction d’indices responsables qui font autorité. Elles sont reconnues aussi bien par les investisseurs, les entreprises, que par les autorités publiques en charge de labels responsables.

Comment sélectionner les entreprises ISR ? La méthode MSCI
Comment construit-on une allocation d’actifs ESG ?L’investissement responsable en gestion indicielle a une particularité : laprise en compte des critères ESG (Environnement, Social et Gouvernance) se faitle plus souvent au niveau de la construction de l’indice répliqué, et non dansle processus d…

La gestion indicielle ESG incite les entreprises à se conformer aux meilleures pratiques

Voici un exemple plus local. Tout récemment, Euronext (l’entreprise qui gère, entre autres, la Bourse de Paris) a créé un indice CAC 40 ESG. Ce nouvel indice vivra désormais aux côtés de l’historique CAC 40, qui agrège les 40 plus grosses capitalisations boursières sans tonalité ESG particulière.

Dans le nouvel indice ESG, 9 entreprises du CAC 40 ont disparu, remplacées par 9 nouvelles arrivantes jugées plus vertueuses par l’agence de notation sociale et environnementale Vigeo Eiris, en charge de la sélection et de la revue périodique des composantes de l’indice.

Être inclus (ou exclu) d’un indice ESG est un signal d’importance pour les entreprises : il est évident que les entreprises éjectées feront tout pour regagner leur place. En ce sens, la gestion indicielle ISR est très incitative, sans doute davantage que la gestion active qui utilise, par nature, des critères plus discrétionnaires.

Cet intérêt se reflète aussi sur les efforts des entreprises en matière de communication des données ESG : les entreprises prennent de plus en plus conscience de l'importance que revêt leur publication extra-financière pour intégrer des indices ESG. Ainsi, la part des entreprises du S&P 500 ayant publié un rapport de développement durable ou de responsabilité sociétale est passée de 20 % en 2011 à 86 % en 2018.

L’effet taille, important pour infléchir la stratégie des entreprises

Enfin, la taille des gérants d’actifs en ETF indiciels en font des acteurs influents et efficaces. Elle leur permet d’avoir une vraie démarche responsable, passant notamment par une politique de droits de votes qui leur permette d’agir de façon responsable à l’égard des actions détenues.

Les sociétés de gestion cherchent à exercer une influence auprès des entreprises par le biais d'initiatives de dialogue assidu sur des sujets ESG et s’engagent à maintenir le cap pour observer la mise en place des changements.

Cela concerne naturellement la manière dont les entreprises gèrent, mais aussi communiquent, les impacts environnementaux et sociaux significatifs de leurs activités.

En matière de responsabilité actionnariale, il existe deux principaux leviers d’engagement, complémentaires pour parvenir à une création de valeur durable à long terme :

  • L'échange (ou dialogue direct) avec les entreprises. Il est essentiel car il permet de voter de manière éclairée et de fournir des retours d'information aux entreprises de manière opportune afin de protéger les intérêts économiques à long terme des investisseurs,
  • Le vote lors des assemblées générales. C’est le mécanisme officiel qui permet de transmettre aux entreprises un avis sur leur gouvernance et leurs pratiques commerciales, voire d’infléchir leur politique et de sanctionner un dirigeant.

Ainsi, Blackrock, premier gérant d’actifs au monde et leader de la gestion indicielle en Europe, fait preuve d’un engagement actionnarial actif qui peut susciter des évolutions à long terme.

Début 2021, Laurence D. Fink, patron de Blackrock, a écrit à chacune des 16 000 entreprises dont la firme est actionnaire pour leur demander de "publier un plan indiquant comment leur modèle économique sera compatible avec une économie neutre en carbone" (source Novethic).

Présente au capital de 40 % des entreprises américaines cotées, et 50 % du CAC 40, Blackrock publie de façon transparente la vision actionnariale qui détermine sa politique de vote.  

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