Yomoni, gestion éclairée

La dernière étude de HSBC montre qu’au niveau mondial 3 parents sur 5 sont prêts à s’endetter pour leurs enfants, alors qu’ils ne sont en France que 46%. Seuls le Royaume-Uni et l’Australie arrivent derrière la France, avec respectivement 43% et 44%. L’étude est d’autant plus paradoxale pour la France, car dans les faits 91% des parents français contribuent pourtant financièrement aux études de leur progéniture. Si vous souhaitez investir dans l’avenir de votre enfant, voici quelques solutions d’épargne qui s’offrent à vous.

Les produits de placements disponibles

Il existe aujourd’hui divers supports qui vous permettront de gérer votre argent et de constituer un capital pour votre enfant. Ouvrir un livret A à la naissance de ses enfants est encore une pratique très courante en France, mais avec des taux de rendement extrêmement bas (0.75% par an) ce n’est pas un bon placement - tout au plus une tirelire sur le long terme.

Voici d’autres supports qui vous seront utiles.

Les livrets d’épargne

Le plus avantageux des livrets d’épargne est le livret jeune. Avec une rémunération libre au moins égale à celle du livret A, il est facile de trouver des taux plus élevés (aux environs de 1,5% par an) car les banques ciblent particulièrement les jeunes avec leurs opérations commerciales. Par contre il doit être fermé passé l’âge de 25 ans et son plafond est bas (1600 euros).

Le livret d’épargne populaire, conditionné à des plafonds de ressource, offre un taux majoré (1,25% par an) du livret A. Il est actuellement plafonné à 7700 euros mais se destine uniquement aux revenus modestes.

L’assurance-vie

L’assurance-vie peut vous apporter une réelle aide pour vos placements. Avec ce contrat, vous avez la possibilité de choisir la répartition de votre portefeuille entre du fonds euros et des unités de compte en fonction de votre profil de risque. Les intérêts générés sur votre portefeuille sont ensuite replacés et créent donc un patrimoine pour l’épargnant. Par ailleurs, l’assuré peut retirer ses fonds à la demande, même s’il convient d’attendre quelques années pour profiter des avantages fiscaux (à partir de 4 ans).

Le PEA et le compte-titres

Le PEA est un une enveloppe fiscale qui vous permet d’investir uniquement en actions européennes, elle est donc plus risquée mais dispose d’une fiscalité avantageuse : les plus-values sont exonérées d’impôts au bout de 5 ans.

Vous avez davantage de libertés avec un compte-titres puisqu’il permet d’acheter une large classe d’actifs à la fois français, européens et internationaux mais par contre n’offre pas d’avantage fiscal.

L’anticipation est la meilleure des stratégies

Cette même étude prouve que 70% des Français mettent en priorité le financement des études de leurs enfants avant le financement de leur propre retraite. Il est donc essentiel d’identifier les placements les plus avantageux en fonction de votre situation personnelle et de vos objectifs.

L’étude montre en outre que 40% des parents français ne sont pas en mesure de chiffrer leurs dépenses à ce niveau, or les objectifs budgétaires se fixent bel et bien en amont dans le cadre d’un placement financier. Pour pallier cela, nous vous conseillons d’anticiper en y réfléchissant à l’avance et à l’approche des études de vos enfants de réfléchir à un budget mensuel que vous allouerez spécifiquement au financement de leurs études.

L’assurance vie semble donc être le produit d’épargne le plus adapté pour les études de vos enfants. D’une part, celle-ci permet d’investir dans différentes classes d’actifs (actions, obligations, matières premières, bons du Trésor, etc) et donc de diversifier votre portefeuille, ce qui représente une règle d’or en matière d’investissement.

Elle offre, d’autre part, une fiscalité très avantageuse et il convient donc d’investir à l’avance : se lancer le plus tôt possible - même quand votre enfant est encore jeune - vous permettrait d’optimiser vos chances d’avoir un bon capital et de profiter de l’avantage fiscal maximal (après 8 ans de vie de votre contrat).


                                                                                    Se préparer financièrement

Source: Foundations for the future, The value of education, HSBC