Chaque lundi, notre équipe de Gestion analyse et commente les marchés financiers. Quelle est la situation sur la semaine passée ? Quelles actualités faut-il retenir ?
Source : @Bloombeg LP
Macroéconomie
- Aux Etats-Unis, l’indice PMI non manufacturier de l’ISM pour le mois de septembre déçoit légèrement à 54,9 contre 55,2 attendu et 55,4 en août. En revanche, chez S&P Global, le PMI des services progresse en étant publié à 58,8 contre 58,7 attendu (au plus haut depuis juillet 2021).
- Les chiffres préliminaires de l’indice du Michigan montrent un indicateur de confiance qui baisse de nouveau et plus qu’attendu. Il passe ainsi de 48,1 en septembre à 46,3 contre 47,5 attendu. Les anticipations d’inflation, quant à elles, passent de 4,6% à 4,7% contre 4,8% attendu et de 3,4% à 3,5% à 5 ans, comme attendu.
- Le déficit de la balance commerciale américaine augmente plus qu’attendu et passe de -92,8 milliards de dollars en juillet à -105,6 milliards de dollars alors qu’il n’était attendu qu’à -102 milliards.
- Le GDPNow de la Fed d’Atlanta, qui donne une estimation de la croissance américaine au troisième trimestre, a légèrement diminué au cours de la semaine et s’établit à 3,6%.
- En zone euro, le PMI des services pour le mois de septembre a été confirmé à 53 après 51,6 en août.
- L’indice PMI composite de S&P Global a ainsi été confirmé, comme attendu, à 53,1 contre 52 en août.
- Les prix à la production en août progressent comme attendu de 1,9% sur un mois contre 1,6% en juillet.
Banques centrales
- Du côté de la Fed, les minutes de la réunion de septembre confirment un tournant restrictif. Tous les participants ont soutenu la hausse de 25 points de base des fed funds à 3,75-4,00%, et la plupart jugent probable une nouvelle hausse d’ici la fin de l’année. Les participants n’observent pas de progrès suffisant sur l’inflation, tandis que presque tous estiment les risques sur l’emploi désormais équilibrés. Ce biais a toutefois été tempéré par un rapport sur l’emploi décevant le 2 octobre : seulement 29 000 créations de postes en septembre et un chômage remonté à 4,2%.
- D’après l’outil CME FedWatch, la probabilité d’un statu quo lors de la prochaine réunion de politique monétaire du 28 octobre est de près de 82% et de 70% pour une hausse de 0,25% lors de la réunion du 9 décembre.
- Du côté de la BCE, le compte rendu de la réunion de Berlin des 9 et 10 septembre éclaire une hausse moins univoque qu’il n’y paraît. Tous les membres ont soutenu le relèvement de 25 points de base, qui porte le taux de dépôt à 2,50%, et jugent les risques sur l’inflation orientés à la hausse. Mais il a aussi été souligné que ce niveau restait dans la fourchette des taux neutres estimés par les services, et qu’aucun effet de second tour n’était visible à ce stade. La BCE refuse donc de s’engager sur la suite, alors que les marchés anticipaient encore deux à trois hausses d’ici fin 2027. L’inflation de septembre, remontée à 3,8% sous l’effet de l’énergie, relance néanmoins le débat avant la prochaine réunion.
- Pour l’instant, d’après l’outil ECB Watch, la probabilité est de 88% pour un statu quo également pour la réunion du 29 octobre et de 72% pour une hausse lors de la réunion du 17 décembre.
Performances de la semaine
- Sur la semaine, les actions internationales progressent de +1,3% en euros et de +0,7% en devises locales. Ce sont les actions américaines qui tirent leur épingle du jeu avec une performance de +1,8% en euros. Les actions émergentes et les actions japonaises font moins bien que l’indice mais connaissent des performances positives en euros avec des performances respectives de +0,6% et +0,5%. Les actions de la zone euro continuent de marquer le pas en reculant de nouveau de -1,1%.
- Sur le plan sectoriel, en performances en euros, les trois secteurs mondiaux les mieux orientés sont la consommation courante (+4,3%), l’énergie (+4,1%) et la consommation discrétionnaire (+3,3%). À l’opposé, les performances les moins bonnes ont été obtenues par les financières (+1%), la technologie (+0,4%) et l’industrie (-0,5%).
- Du côté des obligations, les taux longs ont fini la semaine de manière un peu plus calme aux Etats-Unis : le taux à 10 ans américain est passé de 5,28% à 5,24% sur la semaine avec un plus haut à 5,37% mercredi. Le 10 ans allemand, quant à lui, a continué de progresser en passant de 3,45% à 3,49% alors que le 10 ans français finit la semaine sur le même niveau que le vendredi précédent à 4,86%. Le spread OAT-Bund termine donc la semaine à 137 points de base avec un plus bas le mardi soir à 127 points de base.
- Du côté des matières premières : le pétrole a progressé d’environ 2,5% sur la semaine et l’or de 1,3%.
- Enfin, sur le marché des changes, l’euro a continué sa baisse face au dollar, l’euro-dollar passant de 1,1258 à 1,1202 sur la semaine.
À suivre cette semaine
- La semaine sera marquée par les chiffres d’inflation.
- L’inflation sera publiée aux Etats-Unis, où elle est attendue en hausse (à 3,6% pour l’inflation globale et 2,5% pour l’inflation sous-jacente).
- Elle sera également publiée en Chine, où elle est attendue en légère hausse à 1% contre 0,8%.
- Enfin, elle sera également publiée en zone euro, où elle devrait être confirmée à 3,8% et à 2,5% pour l’inflation sous-jacente.
- Aux Etats-Unis, nous connaîtrons les chiffres des ventes au détail de septembre, l’indice manufacturier de la Fed de Philadelphie ainsi que l’évolution de la production industrielle.
- Nous aurons également l’actualisation du GDPNow de la Fed d’Atlanta.
- Nous connaîtrons également la croissance au Royaume-Uni avec une contraction de -0,1% attendue pour le mois d’août.
- Nous connaîtrons également la balance commerciale chinoise.
- Enfin, du côté des banques centrales, nous prendrons connaissance du Beige Book de la Fed.
- Côté publication de résultats, la saison des résultats trimestriels va réellement débuter et nous prendrons connaissance cette semaine des résultats des grandes institutions financières américaines comme JPMorgan, Goldman Sachs, Wells Fargo, Citigroup, Bank of America, Morgan Stanley, BlackRock, State Street ou BNY.
- Nous aurons également les publications de ASML ou TSMC.
