Yomoni, gestion éclairée

Qu’est ce que la gestion indicielle ?

La gestion indicielle, ou gestion passive, est née aux Etats Unis dans les années 70. Elle s’appuie sur un constat : les marchés étant efficients, chaque nouvelle information est immédiatement traitée, analysée et par conséquent se reflète directement sur les prix de chaque titre. Le cours d’un actif coté reflète donc parfaitement l’ensemble des informations le concernant à un instant donné.

De ce fait, de nombreuses études ont montré que peu de gérants de fonds sont capables de battre le marché sur le long terme puisqu’il devient très difficile d’identifier des actifs qui sont sous-valorisés (pour plus détails, vous trouverez une traduction commentée de l’étude de Morningstar et une de l’étude SPIVA ). La gestion active serait donc inefficace à long terme, d’où la nécessité d’un nouveau mode de gestion : la gestion passive.

Celle-ci connaît un succès fulgurant aux Etats-Unis où la gestion passive représente déjà presque la moitié des encours. Cependant, sa démocratisation est plus lente en Europe même si elle prend de plus en plus d’ampleur depuis quelques années. Le meilleur reste donc à venir !

Afin de mieux comprendre la gestion passive, étudions quelques instants la comparaison entre ces deux modes de gestion.

Le but de la gestion active est de sélectionner des actifs (actions, obligations, matières premières etc…) qui vont surperformer le marché de référence. Cela nécessite donc beaucoup de travail de la part d’analystes qui doivent utiliser de nombreux outils afin de sélectionner judicieusement ces actifs et trouver le meilleur moment pour investir. De ce fait, les frais de gestion d’un contrat sous gestion active sont généralement élevés (plus de 3% par an en moyenne).

Vient alors la gestion passive. Pour faire simple, avec la gestion passive on ne va plus du tout parier sur quels actifs vont surperformer le marché. C’est à l’évolution globale du marché que nous allons nous intéresser. Grâce à différentes techniques, des fonds vont répliquer l’indice boursier du marché de référence. Ce sont ce que l’on appelle des trackers. Si un tracker est coté, on appelle cela un ETF (Exchange Traded Funds) et c’est sur ces ETF que nous basons l’essentiel de nos stratégies d’investissement.

Pour comprendre ce qu’est concrètement un ETF, prenons l’exemple d’un ETF CAC40. Celui-ci va chercher à répliquer au mieux l’indice du CAC40, qui suit l’évolution des 40 plus grandes entreprises françaises. Pour répliquer cet indice il va par exemple acheter des actions de ces 40 plus grandes entreprises françaises en les pondérant en fonction de leur poids relatif au sein du CAC40 (d’autres méthodes existent mais celle-ci est la plus répandue). En investissant dans un ETF CAC40, on investit donc indirectement dans 40 entreprises différentes, ce qui est un début de diversification (il existe d’autres indices bien plus larges et mondiaux comme le MSCI World). De plus, les frais de gestion d’un ETF sont moindre puisqu’il sont de 0,3% par an en moyenne. Des frais extrêmement compétitifs sur le long terme si on les compare aux autres supports.

La gestion active, handicapée par ses frais élevés, ne semble par conséquent plus capable, dans son ensemble, de battre le marché sur le long terme. C’est dans ce contexte que la gestion indicielle, en réalisant la performance du marché, prend tout son sens.