Yomoni, gestion éclairée

J’imagine qu’on vous pose cette question tous les jours Mourtaza, mais je la pose quand même ici : pourquoi devrais-je confier mes économies à une société de gestion qui n’a pas plus de 3 ans ? Facebook et Amazon font figure de dinosaures du web par rapport à vous.

Yomoni a été créé en 2015, la question de notre ancienneté revient donc souvent et ça me semble bien normal. Pour y répondre, je vais devoir employer un vocabulaire assez technique. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que Yomoni est une société de gestion. Que gérons nous ? Nous gérons des portefeuilles d’investissement, c’est-à-dire, de l’argent — pour le dire vite. Les sociétés de gestion de portefeuille comme la nôtre disposent d’un agrément, une sorte de permis délivrée par l’Autorité des marchés financiers (AMF), qui leur permet de gérer l’argent des particuliers. En tant que société de gestion, Yomoni est donc autorisée par la loi à passer des ordres de gestion pour votre compte, c’est-à-dire que nous pouvons acheter et vendre des titres à votre place, sans devoir vous passer un coup de fil à chaque fois. Nous sommes aussi soumis à ce que l’AMF appelle la « primauté de l’intérêt du client ». Cela signifie que nous sommes obligés de prendre des décisions de gestion qui servent vos intérêts, pas les nôtres, ni ceux de nos amis.

Une manière plus directe de répondre à votre question consisterait à dire : l’âge de la société de gestion ne fait rien à l’affaire. C’est l’expérience des gérants qui compte. Certes, Yomoni est une jeune société de gestion, mais les membres de notre équipe de gestion n’ont pas découvert la finance en arrivant ici. J’ai travaillé à la Société Générale pendant plusieurs années, Alexis a eu une longue expérience à la Barclays, Jérémy vient d’un prestigieux fonds d’investissement ; nous avons davantage de kilomètres au compteur que ce que l’âge de notre société pourrait laisser croire. Les performances que nous avons obtenues tendent d’ailleurs à le prouver. Je crois que nous n’avons pas à en rougir — même si la loi m’oblige à vous dire que les performances passées ne préjugent en rien des performances futures, évidemment.

Quand je pense aux start-up numériques, celles qui grandissent sur le web, j’ai l’image de jeunes dans leur vingtaine, qui se déplacent en skateboard pour aller du baby-foot à la table de ping-pong. Si Yomoni a un jour besoin d’argent, vous me confirmez que mes économies ne seront pas gelées et que vous n’irez pas taper dedans pour effacer votre ardoise ?

Oui, je vous le confirme. Nous ne pouvons pas toucher à votre argent, nous n’y avons pas accès, jamais, sauf quand nous prélevons nos frais de gestionqui sont très bas.

Donc pas de skateboard dans vos locaux ?

Non, mais nous avons une table de ping-pong.

Très bien. Donc si Yomoni ne conserve pas mon argent, où se trouvent mes économies ? Chez qui sont-elles hébergées ?

Vos économies sont entre les mains expertes de nos partenaires, à savoir Suravenir pour les assurances-vie, et le Crédit Agricole Titres pour les comptes-titres ou les PEA. Suravenir est un assureur. Le Crédit Agricole Titres est un teneur de comptes. Contrairement à Yomoni, les assureurs et les teneurs de comptes peuvent héberger votre argent. Comme nous devons gérer des économies qui ne sont pas chez nous, nous demandons régulièrement à Suravenir ou au Crédit Agricole Titres d’acheter ou de vendre tel titre sur le portefeuille de tel ou tel client. En somme, nous leurs transmettons des ordres de gestion, qu’ils exécutent. Pour le dire plus simplement, nous sommes un peu dans la position de l’entraîneur sportif : présent au cœur du jeu, mais depuis la touche, sans être physiquement sur le terrain, sans jamais toucher le ballon.

Et que se passerait-il si Suravenir ou le Crédit Agricole venaient à disparaître ? Les faillites n’arrivent pas qu’aux banques américaines.

Pour commencer, laissez-moi vous dire que le risque de défaut des établissements que vous citez est très faible, vraiment très faible. Mais pour apporter de l’eau à votre moulin, admettons que le risque de faillite existe. Il reste que la loi est censée protéger l’épargne des Français. Que disent les textes ? Ils disent que les fonds placés sur vos contrats d’assurance-vie sont garantis jusqu’à 70 000 €, par personne et par assureur, et ce, quel que soit vos supports d’investissement (fonds euros ou unités de compte). En gros, si vous ouvrez une assurance-vie chez Suravenir par l’intermédiaire de Yomoni, vous êtes couvert en cas de défaut de Suravenir, et ce, quel que soit votre profil de risque (de 1 à 10). Si un assureur fait faillite, c’est le Fonds de garantie des assurances à la personne (FGAP) qui intervient, à la demande de l’ACPR, pour vous indemniser. En ce qui concerne les comptes-titres et les PEA, c’est la même chose : en cas de défaut du Crédit Agricole Titres, le mécanisme de garantie des dépôts bancaires serait enclenché par le FGDR, ce qui vous couvrirait jusqu’à 70 000 € — pour la partie de l’enveloppe qui contient vos titres.

Très bien, donc si j’ai bien suivi, je dois non seulement faire confiance à Yomoni, mais aussi à vos partenaires, Suravenir et le Crédit Agricole, du fait de votre dépendance envers eux. Ça revient à multiplier les risques pour vos clients, non ?

Non, bien au contraire. Pour ne rien vous cacher, je crois que le moment est venu pour moi de vous expliquer en quoi Yomoni n’en est plus vraiment au stade de la petite start-up qui bricole dans son petit garage. Nous avons le soutien du Crédit Mutuel Arkéa, l’un des plus grands groupes bancaires français. Pour vous situer, le Crédit Mutuel Arkéa compte 3,9 millions de clients et gère un peu plus de 120 milliards d’euros. Le Crédit Mutuel Arkéa fait partie de nos actionnaires, ils ont investi dans notre société. Nous ne sommes donc pas seuls dans cette histoire. Les conseils et les ressources du Crédit Mutuel Arkéa confèrent une certaine stabilité à Yomoni, stabilité qui profite aussi à nos clients. J’aurais pu tenir à peu près le même discours sur le Crédit Agricole — à cette différence près qu’ils ne sont pas actionnaires de Yomoni.

Savoir que vous êtes soutenus par des poids-lourds du secteur est effectivement rassurant. Mais qui me garantit que vos partenaires ne seront pas les futurs Lehman Brothers ? Lehman semblait insubmersible, jusqu’au naufrage…

La banque américaine Lehman Brothers a bel et bien fait faillite en 2008, lors de la crise des subprimes. Ils faut dire qu’ils avaient un peu fait les fous, en utilisant notamment des produits dérivés très risqués, que peu de gens comprenaient vraiment. La situation de Yomoni est très différente. Notre métier est bien plus simple, bien plus terre-à-terre, que celui d’une banque d’investissement. Nous achetons des ETFs et des fonds indiciels pour le compte de nos clients et nous nous assurons ensuite que tout se passe bien. Nous ne prêtons pas d’argent à tel ou tel État, nous n’utilisons pas de produits dérivés, nous ne carburons pas à la cocaïne, bref, nous ne touchons pas aux choses très risquées qui ont conduit plusieurs banques à fermer en 2008. Nous ne jouons pas non plus avec les effets de levier — pari financier qui consiste à emprunter de l’argent pour le placer quelque part en espérant obtenir un rendement supérieur à ce que vous devez rembourser au créancier. Nos clients nous confient leur argent, nous utilisons cet argent pour acheter des ETFs, puis nous les mettons dans leurs portefeuilles et nous suivons tout ça de près. Pas franchement de quoi provoquer des pics de testostérone à faire tourner la tête.

Le site internet sur lequel vos clients consultent leurs placements est-il fiable et sécurisé ?

Sécurisé, il l’est au moins autant que le site de votre banque. Nous ne sommes pas une banque, mais comme les banques, nous vendons avant tout de la confiance, nous attachons donc une grande importance à la fiabilité et la sécurité de notre système. Qui plus est, nous vous demandons une validation en deux étapes à chaque fois que vous déposez ou retirez de l’argent. Votre compte est donc protégé par votre mot de passe, mais aussi par l’envoi d’un SMS sur votre téléphone mobile, qui vous permet d’authentifier vos principales opérations, comme vos dépôts ou vos retraits. La validation en deux étapes est un peu l’équivalent informatique de l’alliance de la ceinture et des bretelles.

Toutes les sociétés de gestion se valent-elles ? Comment séparer les bons gérants des mauvais gérants ?

Dès l’instant qu’une société de gestion est agréée par l’AMF en tant que société de gestion de portefeuilles, vous avez un minimum de garanties, car cela signifie que le régulateur veille au grain. Si la société en question venait à faire n’importe quoi, elle se ferait très rapidement taper sur les doigts. Cela dit, le fait qu’une société de gestion de portefeuille possède un agrément n’en fait pas nécessairement une bonne société de gestion. Il faut aussi bien étudier les frais pratiqués par la société que vous visez, ses performances passées, l’expérience de son équipe de gestion, et ainsi de suite…

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