Equipe Gestion image de profil Equipe Gestion

Perspectives & actualités : 24 au 28 août 2026

Ajouter Yomoni comme source préférée sur Google
Perspectives & actualités : 24 au 28 août 2026

Chaque lundi, notre équipe de Gestion analyse et commente les marchés financiers. Quelle est la situation sur la semaine passée ? Quelles actualités faut-il retenir?

Source : @Bloombeg LP

Macroéconomie

  • Aux Etats-Unis, comme attendu, l’inflation core PCE a été publiée stable en juillet à 3,3%. L’indice PCE total ressort quant à lui à 3,7% sur un an, également inchangé par rapport à juin.
  • Pas de surprise non plus sur le front de la croissance : la deuxième estimation du produit intérieur brut du deuxième trimestre confirme une progression de 1,5% en rythme annualisé, contre 2,1% au premier trimestre.
  • La confiance des consommateurs du Conference Board du mois d’août a été publiée en baisse et sous les attentes à 89,4 contre 90,3 attendu et 90,2 en juillet, ce dernier chiffre ayant lui-même été révisé en baisse depuis 90,8.
  • Les chiffres prévisionnels des commandes de biens durables pour le mois de juillet montrent une progression de 1,1% contre des anticipations de hausse de 0,5%. Hors transport, la progression ressort à 0,4%.
  • Les ventes de logements neufs en juillet ont été publiées à 607 000 contre 620 000 attendus et 678 000 en juin. Ce dernier chiffre ayant été fortement révisé à la hausse, depuis 628 000, le recul affiché sur le mois, de 10,5%, s’en trouve mécaniquement amplifié. Pour mémoire, les permis de construire du mois de juillet, publiés le 18 août, étaient ressortis à 1,443 million contre 1,374 million en juin en données révisées, soit une hausse de 5,0%.
  • Les indices du Michigan du mois d’août sont légèrement meilleurs que les chiffres préliminaires, avec des anticipations d’inflation à 1 an qui s’établissent à 4% contre 4,3% pour les préliminaires et 4,2% en juillet, des anticipations d’inflation à 5 ans qui restent stables à 3,3% et un indice de confiance des consommateurs qui passe de 55,2 en juillet à 51,7 en août, contre 51,0 pour les chiffres préliminaires. Les composantes ressortent à 51,9 pour les conditions actuelles et à 51,5 pour les anticipations.
  • En Allemagne, la croissance au deuxième trimestre est révisée en hausse à 0,3% contre 0,2% en première estimation, après 0,4% au premier trimestre, chiffre lui aussi révisé en hausse.
  • L’indice IFO du climat des affaires a été publié en hausse et supérieur aux attentes à 88,8 contre 87,2 attendu et 86,7 en juillet. Il s’agit d’un plus haut d’un an et d’une quatrième progression consécutive. L’indice IFO de la situation actuelle et celui des perspectives des entreprises suivent la même tendance, à 88,5 après 86,5 et à 89,1 après 86,8.
  • En France, l’inflation prévisionnelle du mois d’août s’établit à 2,4% sur un an après 2,1% en juillet, soit 0,7% sur un mois après 0,6%. Mesurée par l’indice harmonisé (IPCH), elle atteint 2,7% après 2,4%. Cette accélération s’explique essentiellement par l’énergie, dont les prix progressent de 16,7% sur un an, et principalement par les produits pétroliers. La croissance au deuxième trimestre est quant à elle révisée en baisse à 0,0% contre 0,2% précédemment estimé, après une contraction de -0,2% au premier trimestre, contre -0,1% précédemment.
  • Fitch a maintenu la note de la dette souveraine de la France à A+ ainsi que sa perspective stable. Rien de réellement nouveau à noter dans la note de l’agence de notation. Celle-ci souligne toujours que l’économie française est « vaste, diversifiée et prospère » mais que la dette est élevée et en hausse, avec peu de marge de manœuvre en raison de la fragmentation politique. Au niveau des prévisions, Fitch voit la dette de la France s’établir à 122,7% du PIB en 2028 contre 115,7% du PIB en 2025, et des niveaux de déficit à 5,2% en 2026, 5,5% en 2027 et 5,2% en 2028.
  • Au Japon, l’indice des prix à la consommation de Tokyo, indicateur avancé de l’inflation nationale, s’établit à 1,9% en août après 2,0% en juillet. L’indice sous-jacent, hors produits frais et suivi de plus près par la Banque du Japon, accélère quant à lui à 1,8% après 1,7%, au-dessus d’un consensus de 1,7%. Le taux de chômage du mois de juillet s’établit en légère baisse à 2,4% contre 2,5% attendu.

Résultats d'entreprises

  • Nvidia a de nouveau publié des résultats records et supérieurs aux attentes, avec un chiffre d’affaires de 96,2 milliards de dollars en progression de 106% sur un an. Les anticipations restent également excellentes : l’entreprise prévoit son troisième trimestre à 108 milliards de dollars, plus ou moins 2%, soit une croissance implicite d’environ 89% sur un an, et anticipe pour le prochain exercice fiscal, de février 2027 à janvier 2028, une croissance de son chiffre d’affaires de l’ordre de 70%, contre 83% cette année. Si cette prévision de 70% marque un ralentissement, elle représentait néanmoins près du double du consensus des analystes, ce qui explique la réaction favorable du titre. Son profit opérationnel sur le trimestre s’établit à 63,7 milliards de dollars.
  • Dans les éléments qui alimentent les pessimistes sur le secteur, on peut noter que la marge brute, maintenue à 75% sur le trimestre, est prévue à 74% au troisième trimestre, avec un point bas attendu entre 71% et 72% au quatrième trimestre en raison notamment de l’inflation des prix de la mémoire. Par ailleurs, les créances de l’entreprise sur ses clients ont progressé de 22,3 milliards de dollars sur le seul trimestre, à 63,1 milliards, le délai moyen de recouvrement passant de 45 à 60 jours, l’entreprise ayant étendu ses délais de paiement sur de gros contrats pluri-trimestriels conclus avec certains clients de qualité investment grade. Enfin, son cash flow opérationnel ralentit, non pas sous l’effet des coûts mais du besoin en fonds de roulement, créances et stocks, et des impôts décaissés : il est passé de 50,3 milliards de dollars au trimestre précédent, de février à avril, à 24,1 milliards entre mai et juillet.
  • Nvidia s’est adjugé 8,74% le jeudi 27 août, sa plus forte hausse quotidienne depuis avril 2025, avant de reperdre 4,57% le lendemain.

Banques centrales

  • Les banquiers centraux étaient réunis comme tous les ans à Jackson Hole. Un discours était particulièrement attendu, celui de Kevin Warsh. Fidèle à sa doctrine, le nouveau président de la Fed n’a livré ni forward guidance ni définition de sa fonction de réaction concernant la politique monétaire de la banque centrale américaine. Il a néanmoins nettement durci le ton en insistant sur le fait que sa priorité était la lutte contre l’inflation, laissant entrevoir une possible hausse des taux d’intérêt, tout en restant très vague sur le moment auquel celle-ci pourrait intervenir.
  • D’après l’outil CME FedWatch, la probabilité d’une hausse des taux lors de la prochaine réunion du 16 septembre est désormais redevenue majoritaire, à environ 57%, contre environ 35% la veille du discours. La probabilité d’une seconde hausse des taux lors de la réunion du 9 décembre a également augmenté et devient très légèrement majoritaire.

  • La BCE a publié le compte rendu de sa réunion de politique monétaire des 22 et 23 juillet. S’il n’y avait pas eu de surprise sur le statu quo concernant les taux directeurs, décision prise à l’unanimité, il existe néanmoins un débat au sein de la BCE.
  • Ce qu’il nous parait important de retenir de ces « minutes » :
    • La hausse de l’inflation est presque entièrement due aux évolutions de l’offre d’énergie, sans pratiquement aucune contribution de la demande agrégée ou de la politique budgétaire. C’est ce qui constitue la grosse différence avec l’épisode inflationniste de 2021-2022.
    • La BCE observe une rotation du choc énergétique du pétrole vers le gaz. Si le prix de l’or noir baisse, les prix du gaz sont désormais au-dessus des hypothèses de base et les stocks de gaz européens sont très bas. Le risque haussier est majeur si l’hiver était froid.
    • Pour l’instant, il n’y a pas de signe d’effets de second tour, notamment sur les salaires. Mais il faut rester vigilant.
    • Certains membres n’étaient pas opposés à un relèvement des taux car ils estiment que les taux actuels ne sont pas restrictifs, comme on peut le voir en observant l’accélération du crédit.
    • La banque centrale reste très dépendante des données et la réunion de septembre donnera de nouvelles projections et s’appuiera sur les données à venir.
    • Le risque IA est désormais explicitement identifié comme étant un risque financier. De nombreux signaux d’alerte sont listés, comme le niveau élevé des valorisations, les émissions obligataires records des hyperscalers, les effets de levier ou encore la concurrence des modèles chinois. S’il y avait des ventes massives dans le secteur de l’IA, le risque de répercussions systémiques sur la zone euro serait, pour la banque centrale, accru, du fait notamment de la hausse des effets de levier.
  • La probabilité donnée par le marché à une hausse des taux directeurs de la BCE lors de la prochaine réunion de politique monétaire, le 10 septembre, est de 98%. Une nouvelle hausse des taux pourrait être ensuite annoncée le 17 décembre avec une probabilité de près de 66%, dont 55% pour une hausse de 0,25% et 11% pour une hausse de 0,5%.

Performances de la semaine

  • Léger rebond des actions internationales en euro sur la semaine, grâce notamment à la hausse du dollar, puisque celles-ci s’adjugent +1,1% de performance en euros et +0,3% en devises locales. Les actions japonaises et américaines font mieux que l’indice mondial avec des performances respectives de +1,9% et +1,3% en euros. Les actions émergentes progressent de +0,9% et les actions de la zone euro de +0,3%.
  • Sur le plan sectoriel, en performances en euros, les trois secteurs mondiaux les mieux orientés sont la technologie (+2,5%), les télécoms (+2,2%) et les financières (+1,9%). À l’opposé, les actions liées à l’immobilier (-0,4%), la santé (-1,3%) et l’énergie (-1,6%) sont les secteurs mondiaux qui reculent le plus sur la semaine.
  • Du côté des obligations, les taux longs qui avaient légèrement baissé au cours de la semaine sont remontés vendredi. Ainsi, le 10 ans américain passe finalement de 4,74% à 4,72% sur la semaine et le 10 ans allemand de 3,26% à 3,27%. Le spread OAT-Bund est à 86 points de base.
  • Du côté des matières premières, le pétrole recule de 5% environ et repasse sous la barre des 90 dollars le baril pour le Brent. L’or, quant à lui, marque une pause et recule d’environ 3%.
  • Enfin, sur le marché des changes, le dollar rebondit à la suite du discours ferme de Kevin Warsh à l’égard de l’inflation, et l’euro-dollar passe de 1,1679 à 1,1585 sur la semaine.

À suivre cette semaine

  • Nouvelle semaine dense en matière de publications macro-économiques.
  • Tout d’abord, nous aurons les indices des directeurs d’achats (PMI) du mois d’août aux Etats-Unis, dans la zone euro, au Royaume-Uni et en Chine. Il s’agira de chiffres définitifs pour les enquêtes S&P Global et HCOB, et de premières publications pour l’ISM américain et les PMI officiels chinois.
  • Aux Etats-Unis, nous aurons les chiffres de l’emploi, avec 58 000 emplois créés dans le secteur non agricole au mois d’août attendus, après la destruction surprise de 23 000 emplois en juillet. Le taux de chômage est attendu stable à 4,1%.
  • Nous connaitrons également les commandes à l’industrie en juillet et nous aurons l’actualisation du GDPNow de la Fed d’Atlanta, estimation de la croissance au troisième trimestre.
  • En zone euro, nous connaitrons l’inflation prévisionnelle du mois d’août. Celle-ci est attendue en forte hausse pour le chiffre global, à 3,3% contre 2,9% en juillet, et stable pour l’inflation sous-jacente à 2,5%. Nous surveillerons également l’évolution des ventes au détail.
  • Enfin, du côté des banques centrales, en plus des différents discours et déclarations des responsables, nous étudierons le Livre beige de la Fed.

Florent vous offre les frais de gestion* !

Je profite de l'offre

Avec le code FLOMONI, profitez du remboursement des frais de gestion pour une première ouverture d’un contrat assurance-vie, PEA, PER ou CTO chez Yomoni.
Offre valable du 1er juillet 2026 au 30 septembre 2026.
*Voir conditions

Les supports d'investissement présentent un risque de perte en capital.

application yomoni sur des smartphones