Yomoni, gestion éclairée

Pourquoi depuis quelques années, des entreprises de tous les secteurs d’activité cherchent à séduire cette catégorie de population née entre 1980 et 2000 (souvent avec beaucoup de difficulté d’ailleurs), autrement appelés les Millenials ?

Des transitions générationnelles majeures…

Avant 2007, le maître incontesté des téléphones portables en entreprise se nommait BlackBerry. Parfaitement adapté au contexte professionnel, et pour cause, il était tellement pratique pour gérer sa boite mail et son agenda ! Personne à l’époque ne pensait qu’il serait détrôné tant sa position était dominante. C’était sans compter sur l’arrivée du premier iPhone. Les 25-30 ans ont été les premiers utilisateurs et progressivement, l’usage s’est étendu à travers les âges, allant même jusqu’à infiltrer le monde de l’entreprise dont le BlackBerry était la référence. Les Millenials ont donc été les premiers utilisateurs, mais le reste de la population les a suivi, en partie parce que l’expérience utilisateur était meilleure.

Autre histoire similaire, l’avènement des réseaux sociaux. Le plus connu d’entre eux, Facebook, a été créé en 2004 par un Y extrêmement audacieux (et peut être aussi un peu chanceux), plutôt destiné à l’usage d’autres personnes de sa génération. Si à l’époque, il était rare de croiser un cinquantenaire avec un compte Facebook, les choses ont bien changé. Et la tendance s’est même inversée puisqu’aujourd’hui aux Etats-Unis, la tranche de population qui ouvre désormais le plus de comptes Facebook est les plus de 55 ans avec une hausse de +80,4%. Ces derniers se sont même propagés dans le milieu professionnel avec l’arrivée de nombreux réseaux sociaux d’entreprises. Impensable il y a 10 ans !

Geeks et impatients, il est clair que sur les 10 dernières années, les Millenials ont remodelé les usages et accéléré la digitalisation des services. Toutefois, la technologie et les innovations vont continuer d’évoluer et il est tout à fait probable que les Y aient du mal à appréhender certains usages qui seront apportés par la génération suivante, les Z.

… Qui impacte bien sûr le monde de l’épargne…

C’est pourquoi l’âge importe peu ! Que vous ayez 25 ou 75 ans, tout le monde a intérêt à bénéficier des meilleurs services et des outils les plus optimisés, et notamment en termes d’épargne. D’autant que l’enjeu est désormais de taille dans une période où les mots emploi, retraite ou immobilier laissent, au mieux indifférent, ou donnent au pire des maux de tête… Voici donc quelques conseils pour les investisseurs de tout âge et de toutes expériences :

  1. Pensez à investir en termes de projet : On peut par exemple penser à l’achat de sa résidence principale, sa préparation à la retraite ou encore le financement des études des enfants. Cela vous permettra de définir un horizon d’investissement et donc de choisir un profil de risque parfaitement adapté à votre objectif.
  2. Intéressez-vous à ce que vous coûte votre investissement : A titre d’exemple, 3% de frais par an vous coûtera 1/3 de votre capital sur 10 ans ! Il est donc primordial de trouver des solutions plus optimisées en utilisant des fonds indiciels par exemple grâce à un robo advisor
  3. Restez stables : durant les périodes difficiles sur les marchés, certains investisseurs sont parfois tentés d’effectuer des retraits par crainte d’une perte en capital. Le problème est que le timing est souvent le plus mauvais et que ces derniers ratent les rebonds de marchés qui suivent les creux. Restez zen en optant pour des versements programmés. Ils vous permettront de lisser le risque de votre portefeuille en rentrant sur les marchés de manière progressive et ainsi de retirer les potentielles frayeurs des creux de marché !

… Pour une histoire qui semble se répéter.

L’automatisation et l’expérience utilisateur nouvelle apportées par des acteurs comme Yomoni en France ou Betterment aux Etats-Unis attirent très fortement les Y avec des bases clients âgées en moyenne de 35 ans. Rien d’étonnant quand on sait que ces derniers sont friands des nouveautés technologiques qui facilitent les usages. Reste désormais à savoir combien de temps il faudra aux autres générations pour se détacher de leurs banquiers comme ils se sont détachés avant de leur BlackBerry.