Derrière TSMC et les semi-conducteurs, une révolution silencieuse est à l'œuvre : le marché taïwanais des ETF a explosé en dix ans, et plus de 60 % des habitants y investissent déjà. Clément Boyet, gérant de portefeuille chez Yomoni, en décrypte les enjeux dans un grand dossier de L'Agefi.
× 36 actifs sous gestion en 10 ans
60 % de la population investit en ETF
208 Md€ d'encours cotés en mai 2026
À l'échelle mondiale, les actifs des ETF ont été multipliés par 5,4 en dix ans. À Taïwan, par 36. L'île s'affirme comme le troisième marché ETF d'Asie, avec un taux de pénétration auprès des particuliers qui dépasse même celui des États-Unis.
Ticket d'entrée à 3 euros, éducation financière portée par la Bourse, chute des rendements bancaires : plusieurs facteurs expliquent ce décollage fulgurant, désormais suivi de près par les grands gestionnaires internationaux.
Clément Boyet dans L'Agefi
C'est avant tout une logique thématique : s'exposer à Taïwan revient largement à s'exposer à TSMC. La collecte sur les ETF Ucits dédiés a déjà dépassé en quatre mois l'ensemble de l'année 2025, portée par la rotation autour de l'IA.
Le risque géopolitique est-il intégré ?
Il reste dans une zone grise : difficile à modéliser, impossible à ignorer. Une tension dans le détroit affecterait toute la chaîne de valeur mondiale des semi-conducteurs, bien au-delà de Taïwan.
Passif contre actif : un risque systémique ?
Si tous les épargnants locaux détiennent le même ETF domestique, ils sont massivement exposés à un seul titre. La concentration n'est pas dans le véhicule — elle est dans le sous-jacent.
Investir comporte des risques, notamment de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
