Yomoni, gestion éclairée

On me demande souvent comment je suis arrivé chez Yomoni, après dix ans passés au sein d’une société de gestion traditionnelle (Barclays Wealth). Au cours de ma carrière, j’ai progressivement acquis la certitude que la performance d’un portefeuille diversifié sur le long terme venait plus de l’allocation d’actifs que du choix des titres (le stock picking). C’est dans cette optique que j’ai commencé à m’intéresser aux ETF.

J’ai découvert le projet Yomoni en juin 2015. Quelques semaines avoir avoir rencontré les fondateurs,  j’ai rejoint l’équipe !

2015 : l’agrément AMF et les premiers défis

Notre première mission, qui n’était pas des moindres, a été d’obtenir l’agrément de société de gestion auprès de l’AMF (Autorité des Marchés Financiers). En tant que première société de gestion 100% digitale en France, nous étions soumis à une vigilance particulière et nos échanges avec l’AMF ont été longs et ardus. Je me souviens bien de notre joie lorsque nous avons finalement obtenu l’agrément en août 2015.

Quelques mois après le lancement de l’offre, nous étions confrontés à un premier défi dans la gestion des portefeuilles : les dévaluations surprises du Yuan par les autorités chinoises. Cette situation masquait, selon nous, un ralentissement beaucoup plus marqué de l’économie chinoise que ce que laissaient paraître les statistiques officielles. Nous avons donc diminué l’exposition aux actions dans les portefeuilles, atténuant ainsi dans les portefeuilles l’effet de la baisse des marchés intervenue en fin d’année. Cela a aussi été pour nous un moyen de montrer à nos premiers clients que nous étions réactifs dans les périodes de troubles.

2016 : Trump, le Brexit… et l’intégration du fonds en euros dans nos allocations

L’année 2016, notre première année complète de gestion, a été riche en rebondissements politiques puisque c’était l’année du Brexit et de l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis.

Nous n’avions anticipé aucun de ces deux évènements majeurs. Un mal pour un bien tant la réaction des marchés a été - une fois de plus - totalement inattendue ! Ainsi, malgré une forte volatilité des marchés, nos portefeuilles ont clôturé l’année sur des performances positives, oscillant entre 2,1% pour un profil 1 et 7,0 % pour un profil 10.

Nous avons démarré nos premiers webinaires en live, afin d’accompagner nos clients dans ces périodes complexes.

L’année 2016 a également été marquée par l’intégration du fonds en euros dans les portefeuilles. Nous nous sommes en effet rendu compte que, dans un environnement de taux de plus en plus bas, il était indispensable pour  les profils les plus défensifs. Nous avons donc intégré le fonds en euros (Suravenir Rendement) dans les profils 1 (à hauteur de 100% du portefeuille) à 5 (à hauteur de 20% du portefeuille).

C’est aussi en 2016 que nous avons lancé les comptes-titres et les PEA, afin de pouvoir offrir à nos clients un large choix d’enveloppes fiscales.

2017 : croissance et performances au rendez-vous

En 2017, les craintes que nous avions pu avoir sur une possible récession aux Etats-Unis se sont vite dissipées, les indicateurs d’activité ne cessant de surprendre positivement et ne montrant aucun signe d’inflexion. En Europe, les indicateurs d’activité continuaient à progresser.

En France en particulier, les enquêtes de confiance de l’Insee renouaient avec leurs plus hauts niveaux, notamment sous l’impulsion de l’élection d’Emmanuel Macron. Ceci impliquait notamment une évolution progressive du paysage fiscal français, avec l’instauration de la flat tax en tête, c’est à dire l’application d’un taux unique d’imposition de 30% à tous les revenus du capital, une bonne nouvelle pour les épargnants !

Ce paysage a largement bénéficié aux actifs risqués. Nos portefeuilles en ont profité : le profil 6, par exemple, a progressé de 6,1 % sur l’année et le profil 10, 100 % investi en actions, a gagné 10,4 %. La diversification géographique de nos portefeuilles a été très bénéfique car, au sein des actions, les performances ont été hétérogènes. Celles des pays émergents, du Japon et des États-Unis ont progressé respectivement de 34,3 %, 19,7 % et 19,4 %, tandis que les actions européennes étaient en hausse de seulement 7,3 %, pénalisées par l’appréciation de l’euro.

2018 : morosité des marchés et lancement de nos deux fonds

Début 2018, le moral des investisseurs était au beau fixe : les données macroéconomiques traduisaient une activité économique soutenue aux États-Unis. L’Europe était dans une dynamique porteuse et la Chine confirmait le dynamisme de son économie. Mais la tendance s’est inversée au cours de l’année du fait d’une intensification de la guerre commerciale avec la Chine et de la dissipation de l’effet des baisses d’impôts. Au dernier trimestre, les marchés ont accusé le coup.

C’est donc dans une ambiance extrêmement morose que nous avons achevé l'année, avec des performances boursières bien négatives, de près de -11 % pour l’indice mondial, alors que les profits des entreprises avaient progressé de 15 % sur l’année ! Nos portefeuilles ont été fortement impactés par ces mouvements de marchés, clôturant l’année sur des performances très négatives, de -6,6% pour un profil 6 à -10,2% pour un profil 10.

L’année 2018 était donc une année lourde à assumer pour ses performances boursières. Heureusement, nous avons aussi eu quelques bonnes nouvelles : outre la coupe du monde de football remportée par la France, nous avons eu le plaisir d’accueillir Antoine Rouby. Antoine est aujourd’hui l’un des piliers de notre équipe. Il est notamment en charge du process de sélection des meilleurs ETF pour la construction des portefeuilles, l’une des étapes clés de notre processus de gestion.

En effet, tous les ETF répliquant la performance d'une même classe d’actifs ne se valent pas, des écarts significatifs pouvant même exister entre les meilleurs et les moins bons (0,8% par an d’écart sur les actions américaines par exemple, soit plus de 12% sur 10 ans !).

C’est également en 2018 que nous avons lancé nos deux fonds : Yomoni Monde (équivalent d’un profil 10) et Yomoni Allocation (équivalent d’un profil 6) dont le premier objectif était de servir de support d’investissement à l’un de nos projets phare de cette année-là : le lancement du PEE (ou plan d’épargne en entreprise).

2019 : retour en force des actifs risqués et simplification du processus d’investissement

L’année 2019 a été marquée par un retour spectaculaire des actifs risqués. Les actions internationales ont en effet terminé l’année en hausse de près de 30%, et les Etats-Unis ont à nouveau surperformé le reste du monde, soutenu notamment par le secteur de la technologie. Ce retournement a notamment été la conséquence du changement de cap très rapide effectué par les grandes banques centrales vers une politique plus accommodante.

Dans ce contexte, nous avons réinvesti progressivement sur les marchés d’actions au fur et à mesure de l’apaisement des craintes sur la croissance mondiale. Ceci nous a permis d’afficher d’excellentes performances, de 11,1% pour un profil 6 à 22,7% pour un profil 10, effaçant très largement les pertes enregistrées l’année précédente.

Nous avons également, cette année-là, revu en profondeur notre processus de gestion. L’un de nos objectifs était de simplifier le processus existant et de bien cadrer nos prises de risque. Nous avions en effet progressivement acquis la conviction que l’utilisation des ETF (et fonds indiciels) ne doit pas être trop complexifiée si nous souhaitons en tirer le meilleur.

Cela nous a, par exemple, amené à limiter notre utilisation des ETF exposés aux matières premières. Nous avons en effet constaté qu’une part trop importante de ces ETF dans vos portefeuilles nous faisait prendre le risque que la performance de vos allocations s’écarte trop de celle de leur allocation de référence et donc que le projet sur lequel vous avez calibré votre investissement ne puisse pas être réalisé.

Ce qui était, pour nous, inconcevable.

Une autre de nos priorités fut d’améliorer les processus opérationnels, pour répondre à une autre de nos convictions : l’excellence opérationnelle est un vecteur important de performances. Là aussi, nous avons simplifié les processus et développé des outils performants pour la construction des portefeuilles (et leur suivi), la sélection des meilleurs instruments et leur exécution.

Enfin, nous avons créé un pôle « opération de gestion » (middle-office), dont les principales responsabilités sont la saisie, le suivi et la bonne exécution des ordres.

2020 : crise sanitaire et robustesse de notre gestion

La situation que nous connaissons actuellement est inédite. Jamais, en effet, nous n’avions connu un arrêt aussi brutal de pans entiers de l’économie mondiale. La récession économique causée par l’épidémie de coronavirus au cours du premier semestre est exceptionnelle et se traduira par un recul historique du PIB mondial en 2020, qui devrait avoisiner les 4 % en moyenne annuelle et en volume (du jamais vu depuis la grande dépression des années 30).

Les mouvements sur les marchés ont été tout aussi impressionnants que l’ampleur de la crise et des réponses apportées par les autorités publiques (plans de relance budgétaires et monétaires). Les marchés américains, par exemple, ont chuté de plus de 30% en quelques semaines entre février et mars, pour finalement rebondir de plus de 45% depuis leur plus bas ! Mais ces mouvements extrêmes ont aussi permis de confirmer que notre modèle de gestion restait très robuste, quelles que soient les conditions de marché. Il nous a permis de traverser au mieux ces périodes de très forte volatilité et d’afficher des performances positives sur l’année pour tous les profils (au 1er septembre 2020).

C’est en effet notre processus de gestion qui nous a dicté la décision d’augmenter notre exposition aux actions le 17 mars, tandis que la plupart des analystes prédisaient que les marchés allaient continuer à chuter lourdement… Cela nous a permis de capter le spectaculaire rebond des marchés qui a suivi (à partir du 23 mars).

Finalement, nous sommes très fiers du chemin parcouru. Nous avons essayé de vous accompagner au mieux durant cette période compliquée pour les marchés financiers. Nos résultats sur cinq ans parlent pour eux. Le profil 6 par exemple, a eu une performance annualisée de près de 4% nette de tous frais sur la période, et le profil 10 de près de 7% !

Nos résultats comparés à ceux de la concurrence sont également source de satisfaction puisque la performance de nos profils est supérieure à celle de 95% des fonds diversifiés que nous suivons (à risque égal).

J’espère que vous continuerez à nous faire confiance, l’équipe de gestion se tient à votre entière disposition pour répondre à vos interrogations. Nous continuons à faire le maximum pour vous offrir les meilleurs résultats et le plus de transparence possible sur notre gestion de votre patrimoine.

Rappel de la méthodologie :

L'axe horizontal représente le risque pris par chaque fonds. L'axe vertical représente la performance annualisée réalisée par chaque fonds. Pour représenter le risque nous avons choisi d'utiliser les volatilités mensuelles annualisées sur une durée de 3 ans.

Source :

Nous avons retenu Morningstar comme source de référence des données et des calculs. Morningstar est le leader mondial des données concernant les fonds d'investissement.

Critères de sélection des fonds :

L'univers de comparaison que nous avons retenu pour nos mandats comporte 967 véhicules d'investissement disponible en France et spécialisé dans l'allocation d'actifs la plus diversifiée possible. Les critères de sélection sont les suivants :

  • Fonds autorisé à la vente en France
  • Fonds ouverts de type FCP (fond commun de placement), SICAV française et SICAV luxembourgeoise
  • Fonds non FIA c'est à dire qui n'est pas un Fonds d'Investissement Alternatif réservé uniquement aux clients professionnels
  • La date de création est antérieure au 01/09/2015 (date de démarrage de nos mandats)
  • La devise de référence est l'EURO
  • L'encours du fonds doit être supérieur à 10 millions d'euros pour éviter les fonds confidentiels réservés à une toute petite clientèle
  • Si un fonds a plusieurs parts disponibles, la part retenue est celle dont les frais annuels 2018 sont les plus importants et qui est donc le plus souvent celle réservée aux particuliers