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Pourquoi votre banquier ne peut pas vous conseiller objectivement sur votre épargne

Couple consultant un relevé bancaire et faisant facepalm.

Vous sortez du rendez-vous avec une sensation étrange. Rien de concret à reprocher : votre conseiller était agréable, il a pris le temps, il avait l'air de connaître son sujet. Et pourtant. Vous n'êtes pas certain d'avoir compris ce qu'on vous a proposé. Vous avez signé des documents. Il y avait des frais quelque part, mais vous n'avez pas bien vu où. Vous avez dit oui parce que vous faisiez confiance, et parce que vous ne saviez pas vraiment quoi demander d'autre.

Cette sensation, beaucoup d'épargnants la connaissent. Elle n'est pas le signe que votre conseiller vous a mal conseillé. Elle est souvent le signe que le système dans lequel il travaille ne lui permet pas de vous conseiller vraiment bien.

Votre conseiller ne choisit pas librement les produits qu'il vous recommande

Imaginez un médecin généraliste dont le cabinet est la propriété d'un laboratoire pharmaceutique. Il peut être brillant, attentionné, rigoureux. Mais quand il hésite entre deux médicaments comparables, l'un fabriqué par son employeur et l'autre non, ce contexte pèse, même inconsciemment. Ce n'est pas une question d'honnêteté : c'est une question de structure.

La situation du conseiller bancaire est exactement celle-là. Il travaille pour une banque qui fabrique ses propres produits : fonds communs de placement, contrats d'assurance-vie, produits structurés. Sa mission, en partie, c'est de les distribuer. Quand il vous propose une assurance-vie, c'est souvent celle de sa banque. Quand il vous parle d'un fonds, c'est souvent celui géré par la filiale de gestion du groupe. Il ne cache rien, il fait son travail. Mais son travail n'est pas exactement le même que défendre votre intérêt.

Et le mécanisme va plus loin qu'on ne le pense.

Ce que votre signature finance sans que vous le sachiez

Si vous vous êtes déjà demandé pourquoi votre conseiller vous propose toujours les fonds de sa banque plutôt que ceux d'un concurrent, voici la réponse : les rétrocessions.

Quand votre banque vous vend un fonds à 2% de frais annuels, une partie de ces frais, souvent entre 0,5% et 1,2% par an, lui revient sous forme de commission de distribution. Chaque année, automatiquement, tant que vous détenez le fonds. Plus le fonds est cher, plus la commission est élevée.

Ce n'est pas illégal : c'est encadré par la directive européenne MiFID II, qui oblige les distributeurs à déclarer ces rétrocessions dans un document standardisé. Vous avez probablement signé ce document. Vous ne l'avez probablement pas lu.

La conséquence est simple. Quand votre conseiller hésite entre un fonds à 2% de frais par an et un ETF (un fonds indiciel qui réplique automatiquement un indice boursier, sans gérant actif) équivalent à 0,3%, l'intérêt de la banque pointe clairement vers le premier. Même si le vôtre pointe vers le second.

Ce que cette différence de frais coûte vraiment

On a tendance à minorer les frais parce qu'ils s'expriment en pourcentages. 2% contre 0,3%, ça paraît abstrait. Ça ne l'est pas.

Sur 100 000€ investis à 5% brut pendant 20 ans, une différence de 1% de frais annuels représente environ 33 000€ de capital en moins à l'arrivée. Pas une nuance de rendement, pas un aléa de marché : 33 000€ partis en frais, de façon certaine, prévisible, année après année.

L'AMF le documente régulièrement dans ses rapports sur les fonds commercialisés en France : le TER moyen des fonds actifs distribués en réseau bancaire se situe entre 1,5% et 2% par an. Celui des ETF comparables oscille entre 0,15% et 0,3%.

Et ce n'est pas tout. Plus de 85% des fonds actions actifs européens sous-performent leur indice de référence sur 10 ans, selon le SPIVA Europe Scorecard de S&P Dow Jones Indices. Autrement dit : vous payez plus cher, pour un résultat statistiquement moins bon. Les deux ensemble, en même temps, pendant 20 ans.

Ce que votre conseiller ne peut pas vous dire

Il y a des choses que votre conseiller bancaire ne peut pas vous dire, même s'il les sait. Il ne peut pas vous dire : "Franchement, un ETF chez un concurrent vous coûterait trois fois moins cher sur cet horizon." Ses attributions et ses objectifs ne le permettent pas. Et s'il le disait, il mettrait son poste en danger.

Il ne peut pas vous signaler que le contrat d'assurance-vie de sa banque prélève des frais sur versement à 3% quand les meilleures offres du marché sont à 0%. Il ne peut pas comparer son contrat avec ceux de ses concurrents. Il est, par construction, un vendeur captif. Pas par malveillance, mais par architecture.

La directive MiFID II a tenté d'y remédier en créant le statut de "conseiller indépendant", qui interdit justement ces rétrocessions. Mais la grande majorité des conseillers bancaires en France ne fonctionnent pas sous ce statut, et continuent à percevoir des commissions, dans le cadre légal. L'AMF est explicite sur ce point dans son guide "Bien choisir son conseiller financier" : un conseiller non indépendant n'a pas l'obligation de comparer l'ensemble du marché ni de vous recommander le produit le moins cher ou le plus performant. Il doit vous proposer quelque chose d'"adéquat". Pas le meilleur disponible. Adéquat.

C'est une nuance qui mérite qu'on s'y arrête.

Le modèle qui change vraiment les choses

La question n'est pas de fuir votre banque. Pour votre compte courant, votre livret A, votre crédit immobilier, elle reste souvent le bon endroit. Mais pour votre épargne investie sur 10, 15 ou 20 ans, il existe des interlocuteurs dont le modèle est structurellement différent.

Les sociétés de gestion sous mandat sont rémunérées sur les encours qu'elles gèrent, pas sur les produits qu'elles vendent. Si elles font bien leur travail, vous restez et elles gagnent plus. Si elles font mal leur travail, vous partez. L'alignement d'intérêt est réel, pas cosmétique. Il n'y a pas de fonds maison à pousser, pas de rétrocession à optimiser.

C'est le modèle de Yomoni. Société de gestion agréée AMF (agrément GP-15000014), Yomoni gère les portefeuilles de ses 80 000 clients sur mandat, en investissant uniquement dans des ETF indiciels à faibles frais. Les frais Yomoni représentent 0,7% par an (soit 700€ pour 100 000€ gérés), auxquels s'ajoutent les frais d'enveloppe et de fonds pour un total d'environ 1,6% tout compris, contre 2,5% à 3,5% dans un contrat bancaire standard. Sur un patrimoine de 50 000€ sur 15 ans, cet écart représente plusieurs dizaines de milliers d'euros.

Investir comporte un risque de perte en capital.

Ce que la gestion pilotée fait pendant que vous dormez

Il y a une autre dimension que les frais ne capturent pas : les décisions prises au mauvais moment. Morningstar mesure chaque année ce qu'on appelle le "behavior gap", l'écart entre la performance théorique d'un fonds et la performance réellement obtenue par l'investisseur, à cause du mauvais timing de ses entrées et sorties. Cet écart est estimé entre 1 et 1,7% par an. En cause : la panique lors des baisses, l'enthousiasme lors des hausses, la procrastination quand les marchés semblent incertains.

Prenez mars 2020. Les marchés chutent de 30% en trois semaines. Des millions d'investisseurs soldent leurs positions pour "limiter les pertes". Six mois plus tard, les marchés ont entièrement effacé la baisse. Ceux qui ont vendu ont transformé une perte temporaire en perte permanente. Un gestionnaire sous mandat ne vous laisse pas prendre cette décision seul, au pire moment, sous l'effet de la peur.

Votre conseiller bancaire, lui, a d'autres clients à appeler ce soir-là. Et la gestion des marchés n'est pas sa spécialité première : son poste couvre aussi les assurances, les crédits, les forfaits bancaires.

Ce qui change concrètement pour votre épargne

Beaucoup de gens hésitent parce qu'ils ne voient pas ce que ça change dans leur quotidien. Voici la réalité.

Les frais baissent, structurellement, de façon définitive. Les produits dans lesquels vous investissez sont sélectionnés pour leur efficience, pas pour leur marge de distribution. Votre portefeuille est géré en fonction d'un profil de risque défini avec vous, rééquilibré en continu, sans que vous ayez à prendre de décisions en cours de route.

Et vous gardez la main. Les enveloppes (assurance-vie, PEA, PER, compte-titres) restent les vôtres. Vous pouvez sortir quand vous voulez, sans pénalité de sortie. Il n'y a pas de frais d'entrée à amortir. L'argent reste le vôtre, géré dans votre intérêt.

Une chose à ne pas perdre de vue : les enveloppes investies en ETF comportent un risque de perte en capital. Les marchés fluctuent, et votre investissement peut valoir moins que ce que vous avez versé, surtout sur des horizons courts. La gestion pilotée ne supprime pas ce risque. Elle supprime les mauvaises décisions qui l'aggravent.

À qui ça s'adresse vraiment

La gestion pilotée n'est pas réservée aux grandes fortunes. Chez Yomoni, le ticket d'entrée est de 1 000€ sur l'assurance-vie, le PER ou le compte-titres, et 5 000€ sur le PEA. Ce que les fonds de pension institutionnels font depuis 30 ans, diversification systématique sur ETF avec des frais contenus, est aujourd'hui accessible à partir de quelques milliers d'euros.

Si votre patrimoine financier dépasse 50 000€, la gestion privée Yomoni s'ouvre avec un conseiller dédié et des options supplémentaires : private equity, produits structurés, ETF thématiques. Même logique, périmètre élargi.

La vraie question n'est pas de savoir si vous êtes assez riche pour changer d'interlocuteur. C'est de savoir si vous êtes à l'aise avec l'idée de laisser un système structurellement pas aligné avec votre intérêt gérer une part significative de votre patrimoine pendant les 15 prochaines années.

Quand travailler avec sa banque... et quand aller ailleurs

Pour votre compte courant et votre crédit immobilier, votre banque reste souvent le bon endroit. Mais pour votre épargne longue, le mécanisme des rétrocessions n'est pas un secret de polichinelle : l'AMF le documente, MiFID II l'encadre, et il est décrit en petits caractères dans les documents que vous avez peut-être signés sans les lire vraiment.

Ce qui a changé, c'est qu'il existe maintenant des alternatives accessibles, dont le modèle est construit pour votre intérêt, pas pour celui de l'intermédiaire.

Envie de reprendre en main votre épargne ?

Le questionnaire de profil Yomoni prend moins de quinze minutes. C'est la seule décision à prendre aujourd'hui : commencez ici.

Ceci n’est pas un conseil en investissement.

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CONTRIBUTEUR EXTERNE. Nicolas a passé 15 ans dans la gestion d'actifs et la finance d'entreprise. Il aime partager son expertise de façon pédagogique.

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Les supports d'investissement présentent un risque de perte en capital.

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