Yomoni, gestion éclairée

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Rendement de l’assurance-vie : surveillez votre langage !

“Combien rapporte l’assurance-vie ?” La question vient naturellement lorsque l’on compare les placements. Après tout, on sait parfaitement combien rapporte le Livret A ou le PEL, alors qu’en est-il de l’assurance-vie ?

L’assurance-vie n’est qu’une enveloppe : un réceptacle avec des règles fiscales particulières. Ce qui fait son rendement (et son risque), c’est ce que vous choisissez de mettre dedans.

Il existe donc autant de rendements que de détenteurs d’assurance-vie !

En outre, les performances n’étant pas constantes dans le temps, il est plus sain de parler au passé et de dire “Combien a rapporté l’assurance-vie ?” plutôt que “Combien rapporte l’assurance-vie ?”.

Malgré ces précautions, ne ne nous décourageons pas : creusons le sujet de la rémunération de l’assurance-vie.

Rendement de l’assurance-vie : une formule de calcul simple

Nous pouvons définir le rendement d’un contrat d’assurance-vie ainsi :
Rendement du contrat = Le rendement des placements contenus dans l’assurance-vie - Les  frais de gestion - Le manque à gagner lié au comportement de l’investisseur

rendement du contrat d'assurance-vie

Quel rendement pour les placements en assurance-vie ?

Pour savoir combien peut rapporter une assurance-vie, commençons donc par le rendement des placements.
Pour mémoire, en assurance-vie, on répartit l’argent entre deux grands compartiments : le fonds en euros et les unités de compte.

Combien a rapporté le fonds en euros ?

Le fonds en euros est le pilier stable d’un contrat d’assurance-vie. Chaque début d’année, il délivre une rémunération attribuée au titre de l’année précédente, un peu à la manière d’un livret d’épargne. C’est un placement à capital garanti. Pour fournir cette garantie, l’assureur utilise des mécanismes comptables permettant de constituer des réserves et de lisser la performance.

Abusivement, lorsque la presse patrimoniale parle de “rendement de l’assurance-vie” ou de “performance des contrats”, elle parle souvent abusivement du rendement du fonds en euros.
Voici la rémunération historique du fonds en euros Suravenir Rendement, le fonds en euros du contrat Yomoni Vie.

Le taux 2020 ne sera connu que début 2021.

Sur les 5 dernières années, le rendement annualisé de ce fonds en euros s’est ainsi élevé à +2,16%, une performance honorable pour un produit sans risque. Chaque assureur propose son propre fonds en euros : certains ont versé des intérêts plus élevés, d’autres moins élevés. Cela se joue en général dans un mouchoir de poche, très loin de la dispersion observée sur les unités de compte.

Chez tous les assureurs, le fonds en euros vit des moments difficiles. Pénalisé par l’environnement de taux d’intérêt bas, sa performance risque de s’effriter davantage.

Il restera un bon coussin de sécurité pour équilibrer un portefeuille mais ne pourra, seul, valoriser efficacement un capital.

Combien rapportent les unités de compte ?

Contrairement aux intérêts d’un livret ou d’un fonds en euros, le rendement des unités de compte n’est pas distribué périodiquement.

C’est le cumul de leurs variations quotidiennes, à la hausse comme à la baisse, qui produit leur rendement : il peut donc être positif ou négatif, et varie dans le temps.

Quelle performance pour les unités de compte ? Calculer une performance moyenne des unités de compte a peu de sens car l’univers des unités de compte est très disparate. On trouve des unités de comptes investies sur toutes les classes d’actifs (actions, immobilier, obligations, métaux précieux…) et toutes les zones géographiques. En outre, leurs frais, qui influent directement sur la performance, peuvent varier du tout au tout.

Pour se faire une idée du rendement moyen des placements en unités de compte sur assurance-vie, il est plus opportun d’aller à la source : observer les performances brutes des marchés financiers et retirer les frais de gestion des unités de compte.

Combien peuvent rapporter les marchés actions ?

Le MSCI World est l’indice représentatif des actions sur le plan mondial. Il intègre 1600 actions différentes cotées dans 23 pays. Il reflète en quelque sorte la valeur d’un portefeuille boursier constitué de (presque) toutes les actions du monde en proportion de leur taille. Il n’intègre pas les marchés dits “émergents”, mais c’est un autre débat.

Par le passé, alternant années de hausse et années de baisse, le MSCI World a réalisé les performances moyennes suivantes (source : MSCI, nous passons outre les décimales) :

  • +10 % par an sur les 10 dernières années
  • +5 % par an depuis 20 ans (la décennie 2000-2009 a été plus difficile que la décennie 2010-2019…)

Et à l’avenir ?

Le débat fait rage entre économistes pour savoir quelle peut être la tendance naturelle d’un marché d’actions à long terme (la fameuse “prime de risque”). La fourchette comprise entre 5 à 7 % (nette d’inflation) semble toutefois faire consensus, si bien que l’on peut tabler sur 5 à 8 % après inflation.

Rappelons que les performances ne sont pas homogènes dans le temps, et qu’une performance à long terme moyenne de +5 % peut être très bien être constituée d’une alternance d’années en forte hausse et en forte baisse !

Et le talent du gérant ?

Un gérant habile ne pourrait-il pas réaliser une meilleure performance que les marchés grâce à une habile sélection de valeurs et l’anticipation des tendances, permettant d’obtenir un ou deux points de rendement supplémentaires ? Dans les faits, rares sont ceux qui y parviennent… et ce ne sont pas les mêmes d’année en année !

Il est donc très honorable de viser une performance égale à celle du marché (surtout si cela permet de diminuer les frais grâce à des ETF !).

Obligations, immobilier, matières premières

Un bon portefeuille est diversifié de façon à lisser le risque: il comporte généralement au moins des actions et des obligations de différentes zones géographiques.

Depuis quelques années, les obligations sont dans une situation particulière : elles ont connu une excellente performance passée mais cette dernière n’est probablement pas reproductible dans un univers de taux d’intérêt devenus négatifs.

En outre, il est difficile d’estimer une prime de risque à long terme : la performance des obligations dépend beaucoup du point de départ de l’observation.

Par souci de simplification dans cet article déjà long, nous nous contenterons d’en rester là au sujet de la performance des supports de placements en assurance-vie.

Pour résumer : d’un côté le fonds en euros, garanti en capital mais dont les performances s’effritent, et de l’autre les unités de compte, au potentiel théoriquement supérieur mais non garanties en capital, pouvant donc entraîner gains comme pertes.

Les frais de gestion

L’équation est simple : moins vous avez de frais, plus vous conservez de performance.

Contrairement aux performances des marchés, les frais sont contractuels et prévisibles.

Les frais de gestion en assurance-vie : combien payer ?

En assurance-vie, les frais se décomposent en :

  1. frais propres à l’enveloppe, prélevés par l’assureur
  2. frais liés aux instruments financiers sélectionnés, inclus dans la performance
  3. frais de gestion (dans le cas d’une gestion pilotée, comme chez Yomoni)

Pour être exhaustif, il faudrait aussi ajouter une multitude de frais potentiels (frais d’entrée, d’adhésion, de dossier, d’arbitrage…). Mais puisqu’ils sont inexistants chez Yomoni, ne nous laissons pas distraire et concentrons-nous sur l’essentiel.

Commençons par l’assureur. Suravenir, l’assureur de Yomoni Vie, facture 0,6% par an du montant confié. Ces frais se situent dans la frange basse du marché.

Concernant le deuxième point : l’autorité des marchés financiers (AMF) alerte régulièrement sur le niveau élevé des frais prélevés par les OPCVM, et donc les unités de compte. Sur les actions, les frais de gestion totaux peuvent fréquemment dépasser 3%... Ajoutez-y les frais de l’assureur, et, si l’on estime le rendement potentiel des actions à 7% sur longue période, vous laissez près de la moitié de la performance aux intermédiaires !

Dans ces conditions, la prise de risque n’est clairement pas rémunérée...

Chez Yomoni, ces frais sont plafonnés à 0,9% par an :

  • 0,6% prélevés par Suravenir, l’assureur du contrat
  • 0,3% maximum au titre des fonds de placement, les ETF permettant de substantielles économies en se contentant de suivre les indices boursiers plutôt que de tenter de les devancer

Enfin, Yomoni facture 0,7% au titre de la gestion pilotée qu’elle réalise pour le compte de ses clients (en pratique, c’est même un peu moins sur certains profils). C’est le prix de la délégation et de la tranquillité (à quoi sert Yomoni ?).

Pour l’anecdote, la gestion pilotée n’est pas qu’une solution dédiée aux novices. Les investisseurs autonomes forment une belle partie des clients de Yomoni. Ils apprécient :

  • L’accès à une gamme d’ETF plus large et moins onéreuse que ceux accessible par un particulier
  • La tranquillité d’esprit et le temps gagné (un contrat d’assurance-vie, même géré passivement, demande un minimum de maintenance)
  • La garantie de garder le cap en période de doute. Parlons-en justement !

Protégez-vous de vous-même

Dernier déterminant important du rendement d’une assurance-vie : le comportement de l’épargnant !

Pour gagner plus avec votre contrat d’assurance-vie… il faut commencer par ne pas perdre. Et, nous sommes désolés de vous l’apprendre, mais vous pouvez être votre pire ennemi.

Constituez une épargne de précaution pour mieux supporter le risque

Vous avez besoin d’une épargne de précaution. Remplir votre livret A à 0,50% ne vous fera pas vraiment gagner d’argent, mais cela créera un matelas de sécurité qui pourra vous éviter de devoir sortir de vos placements en unités de compte au mauvais moment.

C’est un fusible qui permet de prendre des risques, et donc de pouvoir espérer un rendement supérieur dans de bonnes conditions.

Ne cherchez pas le bon moment : lissez les versements

En matière d’investissement, nos émotions nous jouent des tours. On craint d’investir lorsque les marchés sont déprimés. On se laisse emporter par l’euphorie après une forte hausse.

Les études de finance comportementale montrent que les investisseurs ne profitent pas de la totalité du rendement des marchés car ils cherchent à faire du market timing : ils aiment choisir le moment de leurs entrées et sorties plutôt que de se laisser porter… Mais laissent de l’argent sur la table car leurs choix sont inopportuns.

Ilia D. Dichev, chercheur à l’université du Emory University, Atlanta, a ainsi observé le comportements historique des flux des investisseurs sur les fonds de placement de 19 marchés différents. Par rapport à un comportement passif consistant à acheter et conserver leurs fonds indéfiniment, les mouvements des investisseurs leur ont causé un manque à gagner compris entre -1,5% et -5,3% par an (source : What are Stock Investors' Actual Historical Returns? Evidence from Dollar-Weighted Returns by Ilia D. Dichev).

Plus concrètement, cela signifie que si un gérant de fonds a réalisé une performance moyenne à long terme de +7% par an, un investisseur moyen n’a obtenu qu’une performance de +1,7% car il lui ajoutait et retirait sans cesse des capitaux, toujours au mauvais moment.

Warren Buffett aime répéter qu’il faut être “avide quand les autres sont craintifs, craintif quand les autres sont avides”. Cependant, il n’est ni nécessaire, ni même souhaitable, de chercher délibérément à prendre le contrepied des marchés.

Une fois votre contrat d’assurance-vie ouvert, mettez en place une épargne automatique par un versement programmé et confiez les clés à Yomoni. Grâce à l’investissement progressif, vous vous protégerez de vous-même de la façon la plus simple qui soit.

Conclusion : combien rapporte l’assurance-vie ?

En théorie...

Avec les hypothèses suivantes :

  • Un rendement des placements à long terme de 7 %
  • Des frais totaux de 1,6 % comme chez Yomoni
  • Un manque à gagner comportemental de 0 % si vous suivez les bonnes pratiques

Le rendement moyen d’un contrat d’assurance-vie théorique serait donc de :

7% - 1,6 % - 0% = 5,4 % par an !

… et en pratique

Pour ses clients, Yomoni gère 10 profils de gestion, allant du plus conservateur (100 % fonds en euros) au plus risqué (100 % actions).

Le rendement historique de chacun de ces profils, année par année, est disponible sur la page des performances de la gestion pilotée Yomoni.

Ces performances sont concrètement celles obtenues par les clients de Yomoni sur chacun des profils de gestion. Bien entendu, puisqu’il s’agit de performances passées, elles ne préjugent pas des performances futures.

Et voilà ! De la théorie à la pratique, nous espérons vous avoir éclairci les idées sur les rendements de l’assurance-vie. Vous avez désormais toutes les cartes en main pour comparer les placements que l’on vous propose et faire des choix éclairés.

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