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Observatoire des ETF - Mai 2026

Observatoire des ETF - Mai 2026

Sources : Altheis by Yomoni / etfbook.com

Cet article n’a pas pour but d'être un conseil en investissement.
Investir comporte des risques et notamment de pertes en capital.

☝️ Ce qu'il faut retenir

  • Avec 39,5 milliards d'euros de souscriptions nettes, mai confirme le net retour des flux observé en avril, après le ralentissement marqué de mars.
  • En mai, toutes les classes d'actifs ont enregistré des flux entrants positifs. 
  • BlackRock retrouve sa dynamique et s'installe largement en tête des flux du mois ; la lutte reste en revanche très serrée pour les 2e et 3e places.
  • La part des souscriptions dirigée vers les ETF ESG a progressé en mai et dépasse désormais leur poids dans les encours.
  • Mai a également été un bon cru pour les ETF actifs.
  • Le rythme des lancements est resté soutenu, avec 45 nouveaux produits : 28 actions, 15 obligations, 1 matières premières et 1 stratégie alternative. Parmi eux, 13 intègrent des critères extra-financiers et 14 sont des ETF actifs.

    ⚡️ Flux des ETF

  • Avec 39,5 milliards d'euros de souscriptions nettes, mai confirme le net retour des flux observé en avril, après le ralentissement marqué de mars. Le cumul depuis le début de l'année atteint ainsi 186 milliards d'euros, en progression d'un peu moins de 40 % par rapport à janvier-mai 2025, déjà une année record. Ces 39,5 milliards dépassent par ailleurs nettement la collecte mensuelle moyenne de 2025 (28,9 milliards d'euros).

⚡️ Flux par classes d'actifs en mai

  • Toutes les classes d'actifs (actions, obligations et matières premières) affichent des flux nets positifs sur le mois.
  • Avec 24 milliards d'euros de souscriptions nettes, les ETF actions signent un nouveau mois robuste, supérieur à leur moyenne mensuelle 2025 (21 milliards).
  • Les ETF obligataires font encore mieux, avec plus de 13 milliards d'euros d'afflux, soit plus du double de la moyenne mensuelle obligataire de 2025.
  • Les matières premières restent elles aussi bien orientées, avec plus de 2 milliards de flux nets. L'essentiel s'est porté sur les produits diversifiés (1,3 milliard de souscriptions nettes). L'or n'attire qu'environ 130 millions d'euros, tandis que le pétrole reste globalement stable : flux légèrement positifs sur le brent (36 millions d'euros) et légèrement négatifs sur le crude oil (-50 millions d'euros). Les matières premières agricoles enregistrent également des entrées positives.

⚡️ Flux par sociétés de gestion en mai (m€)

Les chiffres correspondent aux collectes nettes et sont exprimés en millions d'euros.

  • BlackRock conserve la première place des flux du mois avec un peu plus de 11 milliards d'euros, soit un peu moins de 30 % des souscriptions nettes totales. DWS prend la deuxième position avec 4,8 milliards, talonné par Vanguard (4,6 milliards). 
  • State Street et Amundi complètent le top 5, avec respectivement près de 4 milliards et 3,4 milliards d'euros. UBS fait exception, avec 200 millions d'euros de rachats nets sur le mois.
  • Sur le cumul annuel, BlackRock et Amundi conservent les deux premières places, en ligne avec leurs encours. Vanguard gagne un rang et se hisse à la 3e place depuis le début de l'année, tandis qu'UBS, pénalisé par ses rachats de mai, recule au 4e rang. 
  • Porté par ses quelque 2,7 milliards de souscriptions, Invesco grimpe à la 8e place et devance WisdomTree et BNP, respectivement 9e et 10e en cumul annuel.

ETF européens actions (m€)

  • L'ETF actions ayant le plus collecté en mai est de nouveau un produit Vanguard exposé aux actions mondiales, devant un autre fonds sur les actions mondiales émis cette fois par State Street. Suivent trois produits iShares : l'un sur les actions américaines du S&P 500, l'un sur les actions mondiales y compris émergentes intégrant des critères extra-financiers, et le dernier sur le même univers mais sans filtre extra-financier.
  • Du côté des plus fortes décollectes, la palette est plus variée : trois des cinq ETF concernés appliquent des critères extra-financiers. Le plus gros rachat du mois en Europe concerne un ETF sur les actions de la zone euro. Vient ensuite un fonds Amundi sur les valeurs industrielles mondiales, ESG, puis un ETF Franklin sur la Corée, un produit sur les actions émergentes intégrant des critères extra-financiers et, enfin, un ETF UBS sur les actions suisses, ESG lui aussi.

ETF européens obligations (m€)

  • Trois des fonds les plus collecteurs sont des ETF de maturité courte. Le premier, émis par iShares, est exposé aux émissions souveraines américaines de maturité inférieure à 3 mois ; viennent ensuite deux ETF indexés sur les taux interbancaires au jour le jour, le premier signé DWS, le second Amundi. On note également un ETF HSBC sur les obligations souveraines mondiales et un ETF iShares sur les obligations d'entreprises de bonne qualité libellées en euros. Aucun des cinq ne retient de critères extra-financiers.
  • Côté rachats, l'ETF obligataire le plus touché est un produit Pimco exposé aux émissions en dollars de courte maturité. Suit un ETF iShares sur les obligations d'entreprises investment grade libellées en dollars et intégrant des critères extra-financiers. En troisième position figure un fonds Amundi indexé sur des obligations souveraines mondiales. Suivent un ETF sur les obligations souveraines britanniques de maturités comprises entre 1 et 10 ans, puis un ETF sur des obligations d'entreprises émises en dollars.

ETF européens actions par régions de réplication (m€)

  • Sans surprise, les indexations mondiales captent l'essentiel des flux : plus de 11 milliards d'euros pour les actions globales incluant les marchés émergents. Suivent près de 8 milliards sur les actions américaines, puis environ 5,6 milliards sur les indexations diversifiées limitées aux marchés développés. Viennent ensuite les actions asiatiques, puis les actions émergentes.
  • Du côté des sorties, on retient surtout environ 2,5 milliards d'euros de rachats sur les actions européennes.
  • En thématique, les flux les plus marquants vont à la technologie (plus de 2 milliards d'euros), suivie des stratégies de dividende (près de 1 milliard) et de l'infrastructure (600 millions). À l'inverse, les petites capitalisations et le facteur size subissent environ 1 milliard de rachats, le secteur industriel quelque 400 millions de sorties et les financières 200 millions.



ETF européens obligations par régions de réplication (m€)

  • Sur le plan géographique, les sous-jacents européens captent l'essentiel des afflux, avec plus de 6 milliards d'euros de souscriptions nettes. Suivent les indexations mondiales et américaines (respectivement 2,8 et 2,6 milliards d'euros), puis les obligations émergentes (plus de 500 millions). Aucune sortie nette n'est à signaler sur le plan géographique. 
  • En termes de granularité, les flux se sont d'abord portés sur les indexations souveraines (près de 4 milliards de souscriptions), puis sur les émetteurs de qualité (environ 3 milliards) et les maturités courtes (2,3 milliards). Viennent ensuite les indexations de type aggregate (combinant obligations souveraines et crédit d'entreprise) pour un peu plus d'un milliard, et les obligations indexées sur l'inflation pour un peu plus de 500 millions d'euros. De façon anecdotique, les seuls rachats concernent les obligations municipales (environ 20 millions).

📊 Répartition des encours par société de gestion (m€)

  • Pas de changement notable. Le podium reste solidement installé et devrait peu évoluer cette année : BlackRock demeure sous la barre symbolique des 40 % de parts de marché, Amundi conserve sa deuxième place à 12,4 % et maintient l'écart avec DWS, troisième à 10,1 %.
  • UBS garde par ailleurs son avance sur Invesco dans la course à la 5e place, avec des parts de marché respectives de 5,5 % et 5,1 %.

🌱 L'évolution de l'ESG à travers les ETF

  • La part des souscriptions dirigée vers les ETF ESG a progressé en mai et dépasse leur poids dans les encours : l'ESG a donc gagné des parts de marché sur le mois. Environ 22 % des flux actions et 28 % des flux obligataires se sont portés vers des produits intégrant des critères extra-financiers, à comparer à un poids d'environ 20 % de ces ETF dans les encours, actions comme obligations.
  • Parmi les principaux émetteurs d'ETF ESG, BlackRock reprend la tête sur le mois et conserve sa première place en flux cumulés depuis janvier. En se classant deuxième sur mai, VanEck ravit la place de dauphin à Amundi, repassé quatrième sur le mois. JP Morgan se hisse au 3e rang mensuel des ETF extra-financiers, mais reste 10e en cumul annuel. Invesco, treizième sur l'année, s'octroie la cinquième place du classement mensuel. UBS, enfin, accuse une décollecte de plus de 500 millions d'euros et pointe au 5e rang des flux depuis le début de l'année.


📊 Focus sur les ETF actifs

  • Mai a été un bon mois pour les ETF actifs. En se limitant aux actions et aux obligations, plus de 12,5 % des flux se sont dirigés vers des produits actifs.
  • Pour une fois, la dynamique a légèrement plus profité aux actions qu'aux obligations : environ 13 % des flux actions sont allés vers des ETF actifs, contre 11,6 % des flux obligataires. En termes d'encours, les ETF actifs représentent 3,3 % du compartiment actions et 4,4 % du compartiment obligataire.

🔭 Les lancements d’ETF‌

  • Mai a de nouveau été très dynamique avec 45 nouveaux produits : 28 actions, 15 obligations, 1 matières premières et 1 stratégie alternative. Parmi eux, 13 intègrent des critères extra-financiers et 14 sont des ETF actifs (3 actions, 10 obligataires et la stratégie alternative).
  • Parmi les 28 ETF actions, Franklin Templeton signe 7 lancements, dont 4 sectoriels (technologie, financières, consommation discrétionnaire, communication). Côté thématique, on distingue un ETF d'AllianceBernstein investissant dans les entreprises leaders de l'innovation disruptive, un produit Global X sur l'électrification aux États-Unis, et un fonds HANetf misant sur les entreprises mondiales qui se distinguent par leur culture d'entreprise et un fort niveau d'engagement des salariés. iShares propose pour sa part un ETF sur le thème défense et aérospatiale. Amundi, enfin, lance un ETF actions pondéré par le PIB : au lieu de pondérer les zones géographiques par la capitalisation boursière, le fonds retient le poids économique de chacune, ce qui réduit l'exposition aux actions américaines au profit de l'Europe et des émergents, dont la Chine, et allège mécaniquement le secteur technologique.
  • Du côté des 15 ETF obligataires, iShares a émis quatre nouveaux fonds à maturité (gamme iBonds) sur les échéances 2036 et 2037, deux en euros et deux en dollars. Invesco lance deux ETF obligataires actifs en euros, l'un sur les obligations d'entreprises, l'autre sur les obligations d'entreprises de duration courte. Sur le même principe de pondération par le PIB, Amundi décline aussi une version obligataire. En gestion active, JP Morgan propose un ETF sur les obligations émergentes en devise locale, tandis que Goldman Sachs en lance deux : l'un sur l'univers global aggregate géré activement, l'autre également géré activement mais sur les obligations d'entreprises uniquement. Janus Henderson complète la liste avec trois ETF obligataires actifs : un sur les MBS, un sur le high yield de courte maturité et un dernier sur des obligations de courte maturité de qualité investment grade.
  • Enfin, iShares lance un ETF actif sur les CLO (obligations collatéralisées par un portefeuille de prêts).
  • Sur le segment alternatif, IMGP a émis un ETF qui vise à répliquer les principaux moteurs de performance d'un panier représentatif de grands hedge funds de type CTA opérant sur les marchés à terme.

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