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Au-delà du Livret A : pourquoi accepter un léger risque peut valoir le coup

Au-delà du Livret A : pourquoi accepter un léger risque peut valoir le coup

Vous avez fait ce qu'il fallait faire. Vous avez épargné régulièrement, rempli votre Livret A, peut-être aussi votre LDDS. Et maintenant vous regardez ce solde qui ne bouge presque plus, avec un taux à 1,5% qui ne couvre même plus l'inflation, et vous vous demandez : il y a forcément mieux, non ?

Il y a mieux. Mais pas n'importe quoi, pas n'importe comment. Vous n'avez pas envie de spéculer, d’analyser des comptes d’entreprises, de surveiller des graphiques ou de prendre des risques que vous ne comprenez pas. Vous voulez juste que cet argent travaille un peu plus, sans que ça devienne une source d'inquiétude.

C'est exactement le bon endroit pour commencer à réfléchir. Les solutions existent, elles ne sont pas réservées aux experts, mais elles ont chacune leurs conditions d'efficacité. Comprendre ces conditions, c'est ce qui fait la différence entre un choix qui vous convient et un produit souscrit au mauvais moment.

Pourquoi le Livret A ne suffit plus : un problème structurel

Le taux du Livret A est passé à 1,5% en février 2025. Il était à 3% en 2023. Cette baisse n'est pas un accident : elle suit la politique monétaire de la BCE. Et elle coïncide avec une inflation qui reste structurellement au-dessus de 2% selon l'INSEE.

Le calcul est simple : à 1,5% de rendement brut et 2% d'inflation, votre pouvoir d'achat recule chaque année. 10 000 € sur Livret A, c'est 10 150 € dans un an en valeur nominale. Mais ce même panier de biens et services qui coûtait 10 000 € aujourd'hui en coûtera environ 10 200 €. Vous avez perdu 50 € de pouvoir d'achat sans avoir rien dépensé.

Le Livret A est  plafonné à 22 950 € (hors intérêts). Le LDDS offre exactement le même taux, avec un plafond de 12 000 €. Le LEP (Livret d'Épargne Populaire) est mieux rémunéré, mais plafonné à 10 000 € et soumis à conditions de ressources. Pour beaucoup de lecteurs, il est soit déjà maximal, soit inaccessible.

Ce n'est pas une critique des livrets réglementés : ils remplissent parfaitement leur rôle d'épargne de précaution, disponible à tout moment, sans risque de perte. Mais au-delà de ce coussin de sécurité, chaque euro supplémentaire qui reste sur Livret A a un coût d'opportunité réel et mesurable.

La première marche : le fonds en euros de l'assurance-vie

Si votre priorité est de préserver votre capital tout en faisant mieux que le Livret A, le fonds en euros d'une assurance-vie est la première alternative sérieuse à regarder.

L'assureur investit principalement en obligations et en actifs peu risqués, et vous verse un taux annuel qui dépend de ses résultats. Ces dernières années, les bons fonds en euros ont servi entre 2,5% et 3,5% selon les contrats et les assureurs, au-dessus du Livret A dans la grande majorité des cas (chiffres selon France Assureurs, variables d'une année à l'autre).

Une précision importante : tous les fonds en euros ne garantissent pas 100% du capital. Le fonds Suravenir Opportunités 2, utilisé dans l'assurance-vie Yomoni, garantit 97% du capital investi. La protection est très élevée, mais pas totale : une perte maximale de 3% reste théoriquement possible dans un scénario extrême. Pour un épargnant qui investit sur plusieurs années, ce niveau de protection est généralement amplement suffisant. Si vous avez besoin d'une garantie absolue à 100%, le Livret A reste la seule option sans risque de perte.

Le taux servi n'est pas fixé à l'avance non plus : il dépend des résultats de l'assureur chaque année. La garantie porte sur le capital (à 97%), pas sur un rendement minimum.

Sur la fiscalité, l'avantage est réel : les intérêts générés dans une assurance-vie ne sont pas imposés tant que vous ne retirez pas. Et après 8 ans de détention, vous bénéficiez d'un abattement annuel de 4 600 € sur les gains (9 200 € pour un couple) avant imposition. Les retraits sont toujours possibles.

La deuxième marche : introduire une part limitée d'investissement

Et si vous êtes prêt à aller un tout petit peu plus loin ?

Pas beaucoup, juste accepter que votre placement puisse légèrement fluctuer certaines années, en échange d'un meilleur potentiel sur la durée. Si votre horizon dépasse 5 ans, une allocation mixte (fonds euros pour la base, une fraction en unités de compte) ouvre cette possibilité.

Un portefeuille composé à 70% de fonds euros et 30% d'actions mondiales via des ETF a, sur les périodes passées, offert un meilleur rendement qu'un fonds euros pur sur 10 ans, avec des fluctuations contenues.

Sur les marchés baissiers, la partie fonds euros amortit le choc. Sur les marchés haussiers, la partie ETF profite de la hausse. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

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Attention : cette partie en unités de compte comporte un risque de perte en capital. La valeur d'un ETF peut baisser, y compris significativement sur une période courte. C'est pour cela que l'horizon d'investissement minimum est important : plus il est long, plus les éventuelles baisses ont le temps d'être absorbées sans vous obliger à vendre au mauvais moment.

Chez Yomoni, cette logique correspond aux profils de risque bas (profils 2 à 4 sur une échelle de 2 à 10). Le portefeuille est construit et rééquilibré automatiquement selon votre profil : vous n'avez pas à décider quelle proportion ajuster chaque trimestre. L'assurance-vie Yomoni intègre fonds euros et ETF dans une gestion pilotée accessible à partir de 1 000 €, pour 0,7% de frais de gestion annuels (frais Yomoni seuls, hors frais d'enveloppe et ETF, pour un total d'environ 1,6% tout compris).

"Sécurisé" ne veut pas dire "garanti" : la nuance que personne ne dit clairement

C'est peut-être le point le plus important de cet article, et le moins souvent explicité.

Il existe deux types de sécurité en épargne. 

La première est la protection contractuelle du capital : le Livret A garantit 100% du capital, le fonds en euros d'une assurance-vie garantit généralement 97% à 100% selon le contrat, avec un risque de perte résiduel très faible. 

La seconde sécurité est la maîtrise du risque : vous prenez une exposition limitée aux marchés, avec des garde-fous, sur un horizon suffisamment long pour que les aléas à court terme ne déterminent pas votre résultat final.

Ces deux approches ne sont pas équivalentes. La garantie en capital a un coût : elle plafonne le rendement potentiel. La maîtrise du risque offre un meilleur potentiel de rendement, en échange d'une variabilité acceptée sur le chemin.

La vraie question n'est pas "comment éviter tout risque" mais "quel niveau de variabilité suis-je prêt à accepter, sur quel horizon, pour quel objectif ?"

La gestion pilotée ne supprime pas le risque de marché. Elle supprime les mauvaises décisions : vendre dans la panique, acheter après la hausse, rester liquide indéfiniment par inertie.

Le bon choix selon votre horizon

La variable qui détermine tout n'est pas votre tolérance au risque abstraite. C'est votre horizon : dans combien de temps avez-vous besoin de cet argent ?

Moins de 3 ans. Restez sur le Livret A pour l'épargne de précaution, et sur un fonds en euros pur pour le reste. La variabilité des UC sur ce délai est trop courte pour être absorbée sereinement. Le capital garanti est ici la bonne priorité, même si le rendement est limité.

Entre 3 et 8 ans. L'assurance-vie avec un profil prudent (majorité fonds euros, fraction d'UC) devient pertinente. Vous avez le temps d'encaisser une mauvaise année sans être forcé de vendre au plus bas, et la fiscalité de l'assurance-vie commence à jouer en votre faveur à partir de la huitième année.

Au-delà de 8 ans. Vous pouvez envisager d'augmenter progressivement la part en unités de compte, selon votre profil. Sur 10 à 20 ans, l'exposition aux marchés actions a historiquement apporté un rendement supérieur aux obligations et aux fonds en euros, avec des à-coups absorbés par la durée. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Une précision utile : si vous payez des impôts et que votre horizon coïncide avec la retraite, le PER mérite d'être examiné en parallèle. Les versements sont déductibles du revenu imposable, un avantage fiscal immédiat qui peut changer le calcul pour les tranches à 30% ou 41%.

Attendre le bon moment a un coût

Vouloir y réfléchir encore un peu, attendre que les marchés se stabilisent, reporter la décision à la rentrée : c'est humain. C'est même prudent, d'une certaine façon. Le problème, c'est que pendant ce temps, l'inflation ne fait pas de pause.

Richard Thaler, prix Nobel d'économie, a documenté ce qu'on appelle le status quo bias : nous avons naturellement tendance à ne rien changer, même quand changer serait dans notre intérêt. Pas par négligence, mais parce que l'inaction semble moins risquée que l'action. Sur le papier, c'est vrai. Dans les faits, rester sur un Livret A à 1,5% réel négatif a un coût concret.

Pour illustrer : 20 000 € sur Livret A pendant 10 ans à 1,5% produisent environ 23 200 € en valeur nominale. Le même montant dans un profil prudent à 4% annuel moyen net hypothétique produit environ 29 600 €. L'écart de 6 400 € représente le coût de l'inaction.

Ces chiffres sont des hypothèses illustratives, pas des projections garanties.

Par où commencer

Vous avez raison de vouloir faire mieux. Et vous avez raison de ne pas vouloir prendre des risques que vous ne comprenez pas.

La première étape n'est pas de choisir un produit. C'est de répondre à quelques questions simples : dans combien de temps avez-vous besoin de cet argent ? Quelle baisse temporaire pourriez-vous regarder sans paniquer ? Quel est votre objectif avec cette épargne ? Ces réponses déterminent tout le reste : la part en fonds euros, l'éventuelle fraction en unités de compte, le choix de l'enveloppe.

Le questionnaire de profil Yomoni part précisément de là. Il prend une quinzaine de minutes, explique l'allocation qui correspond à votre profil, et vous permet de souscrire si la proposition vous convient. Aucune obligation, aucun engagement avant d'avoir vu exactement ce qui vous serait proposé.

La plupart des épargnants prudents qui font ce test découvrent qu'ils peuvent accepter une légère variabilité sur 5 ans. Et que cette légère variabilité change sensiblement leur rendement espéré sur la durée, sans les empêcher de dormir.

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CONTRIBUTEUR EXTERNE. Nicolas a passé 15 ans dans la gestion d'actifs et la finance d'entreprise. Il aime partager son expertise de façon pédagogique.

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Les supports d'investissement présentent un risque de perte en capital.

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